Coups de coeur

  • Une jeune femme en quête de sa magique vérité.Angleterre, veille du XXesiècle, un manoir isolé au coeur d'une baie de carte postale. Amélia, jeune femme férue de rationalisme est venue pour étudier les oiseaux, s'éloignant de Londres et de son père, universitaire trop protecteur. Depuis le décès de sa mère, elle ne peut toucher autrui sans être assaillie par des flashs, des bribes de futurs étrangers, des émotions qui ne lui appartiennent pas et dont les irruptions la déstabilisent de plus en plus. Le manoir de Lady Hème aurait dû être le lieu tranquille où poser ses valises, apaiser son deuil, pour renouer avec certitudes scientifiques et cartésianisme... À l'inverse, la bâtisse semble concentrer les étrangetés autant qu'exacerber le malaise d'Amélia... Chat voleur et fantasque, petit bouc opiniâtre, logeuse inquiétante, architecture capricieuse, et mystérieux inconnu surgissant à la nuit tombée vont bouleverser la réalité de la jeune femme... Bientôt, toutes ses certitudes seront balayées.Magie et suspense sont au coeur de ce diptyque pétillant. Un récit initiatique dans lequel une «jeune femmemoderne» remet en cause tout ce qu'elle croit savoir et éveille sa part spirituelle afin de trouver sa vérité, à l'âge où sentiments et secrets familiaux sont susceptibles d'encore tout bouleverser.

    En quête de vérité

    Pour faire son deuil, Amelia Woods part en expédition ornithologique et loge dans un manoir anglais … empreint de mystères peut-être en lien avec ses originesSans compter cet étrange phénomène, depuis la mort de sa mère, qui, lorsqu’elle touche une personne, lui provoque des visions.

    Un dessin aux couleurs éclatantes, un scénario prometteur pour la suite !

    Justine

  • sidérations

    Richard Powers

    Dans une Amérique au bord du chaos politique et climatique, un père embarque son jeune fils souffrant de troubles du comportement dans une sidérante expérience neuroscientifique. Richard Powers signe un nouveau grand roman questionnant notre place dans le monde et nous amenant à reconsidérer nos liens avec le vivant.

    L‘ESPOIR A MEME FUI LES ETOILES…

    L‘ESPOIR A MEME FUI LES ETOILES… Non, l’avenir ne dure pas longtemps et le règne du vivant s’éteint inexorablement. Richard Powers en témoigne, à travers un conte cruel. C’est l’histoire de Robin, jeune enfant en souffrance, amoureux jusqu’à en crever de la nature. Paradoxalement, c’est la science qui semble éclaircir son avenir dans un monde où la course au profit à travers le progrès épuise ses rêves. Ce livre magistral frappe le lecteur par ses fulgurances, à travers  l’amour absolu d’un père prêt à tout abandonner pour son fils, l’évocation de cette nature sublime qui se meurt et l’humanité qui se sclérose. Vertiges… 

    DIDIER

  • « Je suis né au Burundi. Une partie de ma famille a été massacrée. Je n'oublierai jamais. Les cicatrices sur mon corps racontent mon histoire. J'ai reçu quatre coups de machette sur le côté droit, j'en porte les stigmates. Des traces creusées dans ma chair qui ne me font plus vraiment souffrir physiquement mais qui me rappellent au quotidien d'où je viens. Aujourd'hui, mes cicatrices me procurent une force incroyable. Je ne les dissimule plus, tout comme ma prothèse. Mon corps ne m'empêche pas de m'épanouir, de m'accomplir. Il a même fait de moi un champion. Cependant mon but dans la vie n'est pas de gagner pour gagner, mais bien de porter un message d'espoir. Car on peut vivre l'enfer, sans pour autant être privé de lumière. Ceci est mon histoire, une histoire de rédemption par le sport et par l'amour. »

    PLUS FORT QUE LA HAINE

    PLUS FORT QUE LA HAINE Mugisha,  Burundais de 3 ans, voit sa vie basculer dans l’horreur et l’enfer à coups de machette. Il perd une jambe, devient orphelin, et reprend espoir lorsqu’à 7 ans il rejoint la France dans les bras de la famille montilienne Alaize. Dès lors, notre héros devenu Jean Baptiste, n’aura de cesse de terrasser ses cauchemars, de renverser les montagnes, de repousser ses limites au-delà de l’imaginable. Son destin, il va l’écrire lui-même grâce au sport, devenant champion d’athlétisme, soutenu par sa famille adoptive et ses amis. Prendre le temps de découvrir son histoire, c’est rendre par sa voix un hommage à toutes les victimes de la guerre, à ouvrir les yeux face au handicap, et surtout à rendre cette terre plus humaine. Mugisha est un héros, Jean Batiste un combattant de l’espoir. 

    DIDIER

  • Tatarstan, Russie, années 1930. À l'âge de quinze ans, Zouleikha est mariée à un homme bien plus âgé qu'elle. Ils ont eu quatre filles, mais toutes sont mortes en bas âge. Pour son mari et sa belle-mère presque centenaire, très autoritaire, Zouleikha n'est bonne qu'à travailler. Un nouveau malheur survient : pendant la dékoulakisation menée par Staline, le mari est assassiné et la famille expropriée. Zouleikha est alors déportée en Sibérie, destination qu'elle atteindra après un voyage en train de plusieurs mois au cours duquel elle découvre qu'elle est enceinte.
    Avec ses compagnons d'exil, paysans et intellectuels, chrétiens, musulmans ou athées, elle participe à l'établissement d'une colonie sur la rivière Angara, loin de toute civilisation : c'est là qu'elle donnera naissance à son fils et trouvera l'amour. Mais son éducation et ses valeurs musulmanes l'empêcheront longtemps de reconnaître cet amour, et de commencer une nouvelle vie.

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    AUSSI BRULANT QUE LA TAIGA EN PLEIN HIVER

    AUSSI BRULANT QUE LA TAIGA EN PLEIN HIVER Zouleikha ouvre nos yeux sur les déportations de minorités orchestrées par les furies soviétiques. Nous voilà embarqués dans un exercice de survie en milieu hostile, (tant naturellement, qu’idéologiquement) confrontés à un dépeçage en règle de toute envie de liberté. Cette aventure épique nous est narrée dans la grande tradition des belles lettres russes, digne des grands maîtres, et notamment du phénoménal « Docteur Jivago » 

    DIDIER

  • Les parcours d'Anna et de Cerise n'ont rien de commun.
    Promise à une brillante carrière, Anna étudie la photographie à l'université de Washington ; lycéenne, Cerise habite en Californie sous l'emprise totale de sa mère.
    Lorsque chacune des jeunes femmes tombe enceinte par accident, Anna avorte, et Cerise garde l'enfant. Dix ans plus tard, ces décisions auront déterminé le cours de leur vie.
    D'espoirs en déceptions, de joies en drames, Anna et Cerise, bientôt réunies par le hasard, apprennent à être mères, et à être femmes.
    Roman d'une portée universelle et d'une rare force émotionnelle qui raconte le monde au féminin.

    LUMINEUX ET ÉMOUVANT

    LUMINEUX ET ÉMOUVANT Le piège se referme dès le livre en main et la magie opère dès les premières lignes. Tout transpire l’intelligence, la sensibilité dans ce bouquin. Jean Hegland illumine la question de la maternité, transcende la question du costume (si étroit) de femme/mère, livre un constat éclairé sur la précarité. Elle pousse le cœur du lecteur à éclore, à s’ouvrir et à se remplir d’humanité et de fraternité. Lorsque toutes les lignes de vie de Cerise et d’Anna vous seront dessinées, vous n’aurez plus qu’un souhait, les rencontrer et les serrer dans vos bras.

    DIDIER

  • les promises

    Jean-Christophe Grangé

    Les Promises, ce sont ces grandes Dames du Reich, belles et insouciantes, qui se retrouvent chaque après-midi à l'hôtel Adlon de Berlin, pour bavarder et boire du Champagne, alors que l'Europe, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, est au bord d'imploser.
    Ce sont aussi les victimes d'un tueur mystérieux, qui les surprend sur les rives de la Sprée ou près des lacs, les soumettant à d'horribles mutilations...
    Dans un Berlin incandescent, frémissant comme le cratère d'un volcan, trois êtres singuliers vont s'atteler à l'enquête. Simon Kraus, psychanalyste surdoué, gigolo sur les bords, toujours prêt à faire chanter ses patientes. Franz Beewen, colosse de la Gestapo, brutal et sans pitié, parti en guerre contre le monde. Mina von Hassel, riche héritière et psychiatre dévouée, s'efforçant de sauver les oubliés du Reich.
    Ces enquêteurs que tout oppose vont suivre les traces du Monstre et découvrir une vérité stupéfiante. Le Mal n'est pas toujours là où on l'attend.

    LA FABRIQUE DE SALAUDS

    LA FABRIQUE DE SALAUDS Inlassablement, Grangé pousse dans ses retranchements les plus profonds le lecteur abasourdi. L’Allemagne Nazie de 1939, tombeau des illusions humaines, sert de cercueil à cette histoire terrifiante. A travers une intrigue implacable, on suit la trajectoires de protagonistes que tout oppose, associés opportuns, dans un pays qui s’enfonce inexorablement dans les ténèbres. Sans concession, le romancier fait bouillir notre cerveau affligé, un bain-marie parfaitement maitrisé et captivant. On ressort de ce bouquin rincé, stupéfait, mais rassasié!!!

    DIDIER

  • Klara est une AA, une Amie Artifi cielle, un robot de pointe ultraperformant créé spécialement pour tenir compagnie aux enfants et aux adolescents. Klara est dotée d'un extraordinaire talent d'observation, et derrière la vitrine du magasin où elle se trouve, elle profite des rayons bienfaisants du Soleil et étudie le comportement des passants, ceux qui s'attardent pour jeter un coup d'oeil depuis la rue ou qui poursuivent leur chemin sans s'arrêter. Elle nourrit l'espoir qu'un jour quelqu'un entre et vienne la choisir. Lorsque l'occasion se présente enfin, Klara est toutefois mise en garde : mieux vaut ne pas accorder trop de crédit aux promesses des humains...
    Après l'obtention du prix Nobel de littérature, Kazuo Ishiguro nous offre un nouveau chef-d'oeuvre qui met en scène avec virtuosité la façon dont nous apprenons à aimer. Ce roman, qui nous parle d'amitié, d'éthique, d'altruisme et de ce qu'être humain signifie, pose une question à l'évidence troublante : à quel point sommes-nous irremplaçables ?

    Un très beau roman d'amitié et d'initiation

    Klara met tant d'énergie à comprendre les affects des humains, à élargir sa connaissance du monde qui l'entoure... Grâce à son regard plein de candeur et la puissance de son attachement à Josie, elle développe une merveilleuse empathie qui nous éclaire aussi sur un monde impitoyable qui pourrait être le nôtre. De façon inattendue, c'est à travers la "sensibilité" d'un robot qu'on assiste à l'éclosion d'une adolescente. Jusqu'au bout, Klara accompagnera Josie dans le parcours difficile que tout enfant doit accomplir pour mettre la distance juste avec ses parents, ses amis, et trouver son propre chemin. Très émouvant, très dérangeant aussi.

    Laurence

  • Sur la plantation de Paul et Ruth Halifax dans le Mississippi, des centaines d'esclaves travaillent dans les champs de coton. Les sévices corporels sont quotidiens, et la misère, la règle. Seuls Isaiah et Samuel, deux jeunes esclaves, bénéficient d'un peu d'intimité, car autorisés à dormir dans la grange avec les chevaux dont ils ont la charge. Maggie, qui travaille à la cuisine pour les Halifax, veille sur eux. Comme beaucoup d'autres, elle sait que les deux hommes sont amants.
    Ce fragile équilibre est mis à mal quand Amos, un autre esclave, demande à Paul Halifax de lui enseigner les Évangiles, avant de convertir petit à petit les esclaves à sa nouvelle foi. Isaiah et Samuel se retrouvent alors de plus en plus isolés. Le jour où Ruth les accuse de l'avoir provoquée, les deux sont châtiés publiquement. Sous l'autorité de Maggie, un groupe de femmes les soigne en pratiquant des rituels ancestraux, mais leur répit sera de courte durée. Car peu après, leur calvaire prend une tournure inattendue lorsque le jeune Timothy Halifax, de retour du Nord, s'intéresse à eux. Rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la tragédie qui s'annonce.
    Porté par un souffle lyrique d'une puissance rare, Les Prophètes nous offre une grande fresque historique sur l'esclavage et un grand roman d'amour. Robert Jones, Jr. a incontestablement réussi son entrée en littérature avec ce roman flamboyant et profondément personnel sur la condition noire et la sexualité ; le livre s'est immédiatement classé dans la liste des best-sellers du New York Times à sa sortie aux États-Unis.

    « IL N’EXISTAIT JAMAIS AUCUN CHOIX VERITABLE POUR LES ENCHAINES DANS CE MONDE, MAIS POUR LES FORTS »

    « IL N’EXISTAIT JAMAIS AUCUN CHOIX VERITABLE POUR LES ENCHAINES DANS CE MONDE, MAIS POUR LES FORTS » Ce qui frappe dès la première page, c’est que chaque mot semble choisi, chaque sentiment décortiqué, chaque émotion transmise. L’auteur  sculpte une langue divine, déploie une galerie d’images fortes à la cruauté lyrique et poétique, subjugue une réalité crue envoutée de fulgurances mystiques. Ensuite, ce qui explose et vous prend en tenaille, c’est l’histoire du Peuple Noir dont les chaines sont soudées aux os et pénètrent l’esprit. C’est comme si Toni Morrison avait eu le temps de délivrer un dernier témoignage aux victimes de l’esclavage et de leur rendre hommage. Un livre qui marquera les esprits et fera date… 

    DIDIER

  • « Trente ans après L'Esprit de vengeance, qui évoquait mes sentiments envers mon grand-père, Jean Gosset, le temps était venu de chercher à savoir pourquoi cet homme s'était engagé dans la Résistance, qui le conduirait au camp de concentration de Neuengamme où il allait mourir. Les réponses, c'était son père qui allait me les fournir. ».
    C.D.

    L'enquête s'emballe quand un trésor est découvert dans les archives familiales : lettres, journaux intimes, articles de presse, manuel d'escrime, de la main d'Henri Gosset, le père de Jean. C'est l'étincelle qui fait exploser le réel, et le romanesque s'impose autour du personnage de Henri et de sa correspondance, qui nous font remonter à la fin du XIXème siècle, jusqu'aux racines de l'antisémitisme français et à son « patient zéro », Edouard Drumont. Si Henri Gosset, en arrivant à Paris, en 1892, à seize ans et demi, n'a pas rencontré l'auteur du best-seller haineux La France juive, il a en revanche très bien connu son disciple et successeur, Léon Daudet, le fils du célèbre écrivain. Léon initie Henri à l'antisémitisme et lui présente le professeur Bérillon, praticien réputé de l'hypnose, fondateur de l'Ecole de psychologie dont Henri devient un des professeurs et son trésorier. Mais les mauvaises fréquentations d'Henri ne l'empêchent pas de tomber follement amoureux d'une jeune institutrice anarchiste, Marcelle Bernard. De l'union de ces extrêmes naîtra Jean Gosset...

    Léon Daudet, Edouard Drumont, Charles Maurras, les leaders anarchistes Gustave Hervé et Almeyreda, Clemenceau, Caillaux, le directeur du Figaro Calmette, Dreyfus, Zola, Jules Bonnot, Jean Jaurès et tant d'autres, c'est une humanité grouillante et furieusement vivante qui habite La France goy. La fresque couvre les deux décennies qui précédent la première guerre mondiale. L'époque est féroce, avec ses scandales (Panama), ses campagnes de diffamation contre les Juifs, les capitalistes dénoncés comme espions par L'Action Française, les procès, les grèves, les attentats anarchistes, et les duels au petit matin blême... Au carrefour de tous ces complots, la presse, corrompue par la politique et inversement, la littérature, le théâtre, et même du cinéma puisque c'est de cette tourbe que naîtra le cinéaste Jean Vigo. Avec ce roman, Christophe Donner suggère une histoire de France hantée par une « question juive » qui déterminerait plus que ce qui a été dit. Il découvre à travers la saga familiale une haine des Juifs, ancestrale, qui se réinvente en antisémitisme, se déchaîne, et participe à l'inexorable montée des nationalismes qui entraîneront l'Europe dans la Grande Guerre.

    QUAND ZOLA DEFIAIT EN DUEL..

    QUAND ZOLA DEFIAIT EN DUEL.. A l’aube du XXème siècle les désaccords publics se réglaient au duel, et il en fallait peu pour déclencher les débats. C’est en racontant l’histoire de ses aïeux que Christophe Donner revient sur cette période piquante, voire brûlante, marquée par la montée de l’antisémitisme, dont le point d’orgue sera l’affaire Dreyfus. Dans ce roman ultra documenté, émaillé d’anecdotes, gorgé de réflexions, l’auteur tutoie l’excellence, un solide attelage d’intelligence et de style. C’est très étonnant de redécouvrir la violence de la parole publique, la morgue ou la bave des intellectuels et autres politicards de l’époque. 

    DIDIER

  • « Dans la verte campagne berrichonne, l'homme le plus différent qui soit est apparu ; il sortait des marais telle une étrange apparition. Jamais cette terre n'avait donné naissance à un enfant aussi bizarre. Il fallait bien que l'anormal advienne un jour. » Marcel Bascoulard a vraiment existé. Ce mendiant, séparé de sa famille, vivait dans des masures et vendait ses toiles au prix qu'on lui offrait.
    Il est né en 1913 et a été assassiné en 1978. Dessinateur de génie, travesti, poète et photographe, il a choisi pour soeurs d'existence solitude et pauvreté.
    Les extases n'étaient pas loin pourtant.

    Dans ces Mémoires romancés, tout imprégnés d'une douce mélancolie, la prose avoisine souvent la poésie, retournant la misère en gloire.

    Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/

    Magnifique...

    Ce très beau texte rend hommage à un personnage hors du commun, Marcel Bascoulard, dessinateur, photographe, travesti et clochard. Nicolas Diat insuffle à cette "autobiographie" romancée toutes les émotions, les révoltes et la soif d'humanité qui habitaient l'âme de cet artiste. Nous l'accompagnons le temps de ce livre dans la vie de dénuement qu'il avait volontairement choisie et restons émus bien longtemps après en avoir refermé la dernière page.

    Cécile

  • « Mes parents, j'avais l'impression de les connai^tre comme si je les avais faits. Cette jeune femme tre`s Nouvelle Vague, cinquante de tour de taille, des dents blanches et bien aligne´es, grande douceur un peu triste, c'e´tait ma maman. L'autre, si grand que la plupart du temps je ne savais pas trop a` quoi il ressemblait la`-haut, une voix qui descendait d'entre les nuages, c'e´tait le professeur. Mon papa. » Dans cette petite famille se joue l'e´ternelle aventure de l'enfance. Il y a les combats acharne´s contre les copains cow-boys, les stratage`mes habiles pour trouver sa place dans la cour de re´cre´, les questionnements existentiels et la fascination pour les femmes si inde´chiffrables. Et pendant ce temps, d'autres luttent pour la liberte´, tuent des pre´sidents, marchent sur la lune, me`nent une guerre froide...
    Des souvenirs vagues de la maternelle aux e´lans de l'adolescence, Luc Chomarat nous invite a` rede´couvrir un monde empli de myste`res et peuple´ d'amis imaginaires. De sa plume impertinente et pleine d'esprit, il propose de cheminer a` hauteur d'enfant sur la route faite de re^ves et de de´fis qui me`ne a` l'âge adulte.

    Les petites bulles de poésie et de nostalgie des années 60/70

    Luc Chomarat explore avec humour et tendresse les questionnements et les émois de l'enfance et de l'adolescence. Dans ces pages imprégnées de l'ambiance des années 60/70, où l'on croise Josh Randall, David Vincent et quelques "verts" - foot et St-Etienne obligent - l'auteur rend aussi hommage à la (sa) famille, et même s'il s'empare facilement des clichés d'une époque, il en fait sous sa plume des petites bulles de poésie et de nostalgie.

    Cécile

  • Brooklyn, années 1990. Donnie Parascandolo, flic brutal et corrompu, rend des services à un truand local avec deux comparses. Décidé à donner une petite leçon à un joueur minable, il outrepasse quelque peu ses instructions. Malheureusement, le joueur minable ne savait pas nager. Ce qui n'empêchera jamais Donnie de dormir. Il sait bien que dans ce quartier les Italiens règlent leurs affaires entre eux, et que lui n'a rien à craindre de personne. Mais quelques années plus tard, un gamin que Donnie avait tabassé découvre une vérité qu'il n'avait jamais imaginée et prend une décision qui va changer sa vie. Et pas seulement la sienne, tant les destinées des habitants de ce quartier s'entremêlent de toutes les manières possibles.
    Le nouveau roman de William Boyle, La Cité des marges, est une fresque enlevée et foisonnante, emplie d'une touchante humanité.

    A Brooklyn, c'est souvent la loi de la rue qui a le dernier mot...

    Ce roman explore les notions de hasard et de synchronicité, et la manière dont se tissent entre les gens un réseau de liens invisibles et pourtant très forts. Les personnages de la cité des marges nous touchent dans leurs contradictions, et nous confrontent à la vaste palette des sentiments humains… compassion, générosité, amour, jalousie, violence… William Boyle excelle dans ce roman choral, où la voix de chacun, homme ou femme, parent ou enfant, innocent ou coupable, résonne avec sincérité et authenticité. Beaucoup espèrent une seconde chance, mais à Brooklyn, la loi de la rue a souvent le dernier mot.

    Cécile

  • Trois jeunes soeurs ayant fui l'Iran au moment de la révolution trouvent refuge dans un petit village d'Irlande pluvieux et replié sur lui-même. Elles y ouvrent le Babylon Café et bientôt les effluves ensorcelants de la cardamome et de la nigelle, des amandes grillées et du miel chaud bouleversent la tranquillité de Ballinacroagh. Les habitants ne les accueillent pas à bras ouverts, loin s'en faut. Mais la cuisine persane des trois soeurs, délicate et parfumée, fait germer d'étranges graines chez ceux qui la goûtent. Les délicieux rouleaux de dolmas à l'aneth et les baklavas fondant sur la langue, arrosés d'un thé doré infusant dans son samovar en cuivre, font fleurir leurs rêves et leur donnent envie de transformer leur vie.Marsha Mehran s'est inspirée de sa propre histoire familiale pour composer ce roman chaleureux et sensuel où la cuisine joue le plus beau rôle. S'y mêlent le garm et le sard, le chaud et le froid, tristesse et gaieté, en une alchimie à l'arôme envoûtant d'eau de rose et de cannelle.Et pour que chacun puisse expérimenter la magie de la cuisine persane, une recette accompagne chaque chapitre du livre.

    DELICIEUSE FRIANDISE

    DELICIEUSE FRIANDISE Lorsque trois jeunes filles jouent les perce-neiges dans ce petit village du bout du monde irlandais, elle ne se doutent pas que les effluves de leur cuisine vont éveiller les papilles des villageois et porter à ébullition les antagonismes. Echappées d’Iran à l’aube de la révolution, elles ne cherchent pourtant que la quiétude et l’anonymat. En ouvrant les portes du Babylone Café, chacune d’elle franchit une étape décisive de son destin, dépendant du bon vouloir du génie qui se cache derrière leurs vœux. Porté par un ton résolument joyeux et faussement candide, ce roman cache dans ses méandres le fracas de l’intolérance. Il distille des parfums qui réveillent les papilles du lecteur, un appétit sans « faim » 

    DIDIER

  • « J'ai toujours envie de te gifler... Continue à écrire et on va continuer à faire l'amour puisqu'il n'y a que ça qui marche entre nous. Tu vas signer la paperasse de mon père... Je vais avoir une autre vie, Jean, mais, dans cette autre vie il y aura un tiroir secret, et dans ce tiroir il y aura toi. Et si un jour tu as quelque chose à me proposer, dis le-moi. Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand chose, écris, mon Jean, surtout n'arrête pas, j'aime que tu écrives... Je m'offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où... sans moi... sans ta femme... Je pense que je suis la seule veuve de guerre dont le mari est vivant et devant ses yeux. » Du grand massacre de 14-18, Jean Fournier revient indemne physiquement mais broyé de l'intérieur. Démobilisé, il fait tout ce qu'il peut pour y croire, croire qu'un avenir est encore possible après cinq années à voir et entendre ce que des yeux et des oreilles de vingt ans ne devraient pas avoir à saisir. Il retrouve son emploi discret dans une banque et le destin lui fait grimper les échelons par la grâce d'un amour fol : celui d'Alice. Mais Alice, malgré ses efforts, le voit rêver de hauteurs qu'elle ne connaît pas, celles des cimes où un berger lui a, un jour, offert un autre regard sur les hommes et sur la vie.

    Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/

    « JE SUIS LA SEULE VEUVE DE GUERRE DONT LE MARI EST VIVANT »

    « JE SUIS LA SEULE VEUVE DE GUERRE DONT LE MARI EST VIVANT » Jean est défiguré, estropié, mais à l’intérieur. La Grande Guerre l’a laissé sans vie. Et pourtant, qu’elle pourrait être belle, la sienne, aimé d’amour fou par Alice une jeune femme hors du commun. Sa seule oasis de paix, c’est la forêt de chêne d’Elzéard. Torreton confirme son amour des lettres et signe un roman émouvant où le style chatoyant le dispute aux évocations cauchemardesques de la guerre. Il perpétue la tradition des belles lettres françaises en rendant un hommage à l’une de ses plus belles plumes, Jean Giono à travers « L’Homme qui plantait des arbres »

    DIDIER

  • « Je ne peux pas dire que nous ayons pris les armes pour ça. Bien sûr que nous voulions un changement. Mais nous n'avions qu'une silhouette vague sur la rétine. Pas cette dame en manteau rouge, pas une révolution socialiste. C'est seulement après, bien après que, pour moi en tout cas, la silhouette s'est précisée. » Cuba, juillet 1980. En cette veille de fête nationale, Haydée Santamaría, grande figure de la Révolution, proche de Fidel Castro, plonge dans ses souvenirs. À quelques heures de son suicide, elle raconte sa jeunesse, en particulier les années 1951-1953 qui se sont conclues par l'exécution de son frère Abel, après l'échec de l'attaque de la caserne de la Moncada.
    L'histoire d'Haydée nous plonge dans des événements devenus légendaires. Mais ils sont redessinés ici du point de vue d'une femme, passionnément engagée en politique, restée dans l'ombre des hommes charismatiques. Ce premier roman offre le récit intime et pudique d'une grande dame de la révolution cubaine gagnée par la lassitude et le désenchantement, au seuil de l'ultime sacrifice.

    REVOLUTIONNAIRE JUSQU’AU BOUT DE LA MORT

    REVOLUTIONNAIRE JUSQU’AU BOUT DE LA MORT Hayley Santamaria est l’une des pionnières du Castrisme. Elle embrasse la révolution en suivant les pas de son jeune frère, et deviendra un pilier du système jusqu’à en perdre son âme. Elle mettra fin à ses jours en 1980, vaincue par un idéal disparu, seule avec les fantômes de son frère et de son premier amour, disparus au combat. Amina Damerdji, pour son premier roman, dresse un portrait saisissant de cette icône, un hommage romancé à cette femme, habitée par son idéal, jusqu’à y laisser sa vie.

    DIDIER

  • double Nelson

    Philippe Djian

    Un « Double Nelson », c'est une prise de soumission en catch qui consiste à faire abandonner l'adversaire.
    Tout commence par une séparation. Lui et Edith avaient vécu quelques mois d'amour intense jusqu'à ce que le métier de cette dernière - elle fait partie des forces spéciales d'intervention des services secrets - n'envahisse leur quotidien au point de le défaire. Sauf que quand, réchappée d'une mission qui a mal tourné, elle le prie de la cacher chez lui le temps de tromper l'ennemi à ses trousses, c'est sa vie qui bascule et son roman en cours d'écriture qui en prend un coup. Ces deux-là qui peinaient à vivre ensemble vont devoir réapprendre à s'apprivoiser, quand autour d'eux la menace terroriste se fait de plus en plus pesante.

    NELSON MONFORT VERSUS NELSON MONFAIBLE

    NELSON MONFORT VERSUS NELSON MONFAIBLE Un écrivain s’évertue à tomber amoureux des filles qui le conduisent dans le mur. La dernière n’échappe pas à la règle, une sorte de Robocop féminin, qui, après l’avoir entrainé dans le désarroi, va le plonger dans l’embarras. Djian s’amuse des codes du roman noir, et en profite pour développer un solide sens de l’humour et de la dérision. De 37°2 le matin la température tutoie la zone rouge et dépasse allégrement le 42° rédhibitoire, pour notre plus grand plaisir et une lecture fiévreuse. Une délicieuse coquetterie… 

    DIDIER

  • Voici l'histoire de la famille Toimi et de quelques événements qui influèrent de manière significative sur la vie de ses membres. Quand je dis la famille Toimi, je pense à la mère et au père, Siri et Pentti, et je pense à tous leurs enfants, ceux qui vivaient au moment des événements et ceux qui ne vivaient plus. "Toimi" est un drôle de nom pour une famille. En suédois, le mot signifie "fonctionnel".
    Ce serait un drôle de nom pour plus d'une famille. Mais surtout pour celle-ci. Nous passerons le plus clair de notre temps dans la cambrousse. En Tornédalie finlandaise, plus précisément. En réalité, il suffit de savoir cela. Et que les Toimi sont des paysans, que nous sommes au début des années 1980, que Noël approche et que la famille compte beaucoup d'enfants, un peu trop à mon goût.

    FAMILLE, JE VOUS AIME

    FAMILLE, JE VOUS AIME Dans ce roman incandescent en terre polaire, le finnois brise la glace et se lance en plein sauna dans une bonne et rude psychothérapie familiale. Ils ont tellement d’enfant qu’on a du mal à les compter, et pourtant les deux premiers trop tôt disparus vont définitivement bouleverser le destin de la fratrie. C’est le père, figure monolithique, parfaitement antipathique et impassible, qui met le feu aux poudres et déclenche le déluge ; a croire que les grandes familles sont le terreau des combats de boxe toutes catégories. Brûlant et rafraichissant…

    DIDIER

  • Finaliste du National Book Award.
    L'un des dix meilleurs livres de l'année selon le New York Times.

    Un roman prophétique sur le monde de demain.

    Une grande maison de vacances au bord d'un lac. Cet été-là, cette maison est le domaine de douze adolescents à la maturité étonnante et de leurs parents qui passent leurs journées dans une torpeur où se mêlent alcool, drogue et sexe.
    Lorsqu'une tempête s'abat sur la région et que le pays plonge dans le chaos, les enfants - dont Eve, la narratrice - décident de prendre les choses en main. Ils quittent la maison, emmenant les plus jeunes et laissant derrière eux ces parents apathiques qu'ils méprisent et dont l'inaction les exaspère autant qu'elle les effraie.

    LE RETOUR DE SA MAJESTE DES MOUCHES

    LE RETOUR DE SA MAJESTE DES MOUCHES Si les enfants décident de prendre le pouvoir et surtout de couper le cordon ombilical, c’est que la catastrophe vient de se produire. Mais ce qu’il ne savent pas encore, c’est que le pire est peut être à venir. Ce roman est une sorte de parabole, un appel au secours avant la mise à feu. La catastrophe est finalement l’occasion pour l’auteur de décrire ce gouffre si étroit entre parents et ados. C’est aussi une vibrante mise en garde pour parler de ce monde qui va trop vite et qui, en se dématérialisant, se déshumanise...

    DIDIER

  • Entre l'assassinat de Jaurès et la guerre d'Espagne, entre la grande Histoire et les vies minuscules, comment s'écrit et se détricote la légende des héros ambigus. «Et pourtant ils existent »reconstruit patiemment et non sans malice les exploits questionnables de Florentin Bordes, soldat têtu de la liberté, totem de sa propre famille, au coeur d'un tourbillon romanesque où les voix se répondent, se poursuivent, se contredisent pour démêler équivoques du réel, vérités improbables et infaillibles hypothèses de la fiction. Thierry Froger signe un roman fête foraine dont chaque attraction serait un point de bascule du XXe siècle. Grisant.

    LE XX°SIECLE EN TOUTE HUMANITE

    En donnant la parole aux protaganistes d'une histoire démarrant avec l'assassinat de Jaurès pour nous mener jusqu'aujourd'hui, c'est la figure mythique de Florentin, grand-père adulé et respecté pour son passé militant et héroïque, qui se révèle plus complexe et ambivalente, tandis que par un phénomène inversé, les autres personnages prennent chair. Aux côtés des grands hommes et des plus médiocres, des portraits de femmes se révèlent, dont la violence des sentiments n'est pas moindre mais qui ne font pas toutes le choix de les vivre en pleine liberté. Une belle galerie de personnages complexes, attachants, émouvants, qui montre combien il est difficile de lire la grande Histoire, quand on l'écrit avec sa seule petite vie...

    Laurence

  • « Le temps ne va pas dans une direction donnée. Il s'accumule, c'est tout - dans le corps, dans le monde -, comme le bois. Couche après couche. Claire, puis sombre. Chacune reposant sur la précédente, impossible sans celle d'avant. Chaque triomphe, chaque désastre inscrit pour toujours dans sa structure. ».
    D'un futur proche aux années 1930, Michael Christie bâtit, à la manière d'un architecte, la généalogie d'une famille au destin assombri par les secrets et intimement lié à celui des forêts.
    20382038. Les vagues épidémiques du Grand Dépérissement ont décimé tous les arbres et transformé la planète en désert de poussière. L'un des derniers refuges est une île boisée au large de la Colombie-Britannique, qui accueille des touristes fortunés venus admirer l'ultime forêt primaire. Jacinda y travaille comme de guide, sans véritable espoir d'un avenir meilleur. Jusqu'au jour où un ami lui apprend qu'elle serait la descendante de Harris Greenwood, un magnat du bois à la réputation sulfureuse. Commence alors un récit foisonnant et protéiforme dont les ramifications insoupçonnées font écho aux événements, aux drames et aux bouleversements qui ont façonné notre monde. Que nous restera-t-il lorsque le dernier arbre aura été abattu ?
    Fresque familiale, roman social et écologique, ce livre aussi impressionnant qu'original fait de son auteur l'un des écrivains canadiens les plus talentueux de sa génération.

    UNE EPOPEE DONT LA SEVE M’HABITE POUR LONGTEMPS…

    UNE EPOPEE DONT LA SEVE M’HABITE POUR LONGTEMPS… Imaginez un arbre dont vous suivez les cernes ; de l’écorce achevée en 2030, au coeur né en 1908 et retraversez l’histoire vers l’autre rive. Vous vous retrouvez happé par la saga des Greenwood, une famille dont le destin est intimement lié aux arbres, ou chaque génération semble se fuir, mais qui, par miracle, forment une même entité, telle une forêt dont les racines se confondent. Il y a des romans qui portent en eux la marque du sublime, celui-ci en regorge. Grand manifeste écologique, immense fresque familiale et historique, une forme narrative parabolique, autant de branches tressées qui, comme des flèches, touchent l’intimité et l’empathie.

    DIDIER

  • « La porte du voyage sans retour » est le surnom donné à l'île de Gorée, d'où sont partis des millions d'Africains au temps de la traite des Noirs. C'est dans ce qui est en 1750 une concession française qu'un jeune homme débarque, venu au Sénégal pour étudier la flore locale. Botaniste, il caresse le rêve d'établir une encyclopédie universelle du vivant, en un siècle où l'heure est aux Lumières. Lorsqu'il a vent de l'histoire d'une jeune Africaine promise à l'esclavage et qui serait parvenue à s'évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes et autant de légendes.

    S'inspirant de la figure de Michel Adanson, naturaliste français (1727-1806), David Diop signe un roman éblouissant, évocation puissante d'un royaume où la parole est reine, odyssée bouleversante de deux êtres qui ne cessent de se rejoindre, de s'aimer et de se perdre, transmission d'un héritage d'un père à sa fille, destinataire ultime des carnets qui relatent ce voyage caché.

    LA LEGENDE DE LA FEMME PERDUE

    LA LEGENDE DE LA FEMME PERDUE David Diop nous entraine aux racines de l’esclavage sur les rives du Sénégal. On découvre l’odyssée d’un botaniste, vers 1750, dont la quête interdite et désespérée marquera définitivement son âme. La magie opère, un balancier incessant entre les affres et les horreurs de la traitre des noires et l’envoutement de ce bout d’Afrique habité par les esprits, forts de ces paysages somptueux. L’auteur déploie tout son talent pour plonger le lecteur dans une émotion qui jamais ne décroit, usant d’une plume envoutante, aussi acérée que suave. Un petit bijou…

    DIDIER

  • Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Le jour où sa mère a été vendue, Hiram s'est vu voler les souvenirs qu'il avait d'elle. Tout ce qui lui est resté, c'est un pouvoir mystérieux que sa mère lui a laissé en héritage. Des années plus tard, quand Hiram manque se noyer dans une rivière, c'est ce même pouvoir qui lui sauve la vie. Après avoir frôlé la mort, il décide de s'enfuir, loin du seul monde qu'il ait jamais connu. Ainsi débute un périple plein de surprises, qui va entraîner Hiram depuis la splendeur décadente des plantations de Virginie jusqu'aux bastions d'une guérilla acharnée au coeur des grands espaces américains, du cercueil esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. Alors même qu'il s'enrôle dans la guerre clandestine qui oppose les maîtres aux esclaves, Hiram demeure plus que jamais déterminé à sauver la famille qu'il a laissée derrière lui. Dans son premier roman, Ta-Nehisi Coates livre un récit profondément habité, plein de fougue et d'exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l'existence fut confisquée, leurs familles brisées, et qui trouvèrent le courage de conquérir leur liberté.

    VIVRE LIBRE ET DESEPEREMENT ENCHAINE

    VIVRE LIBRE ET DESEPEREMENT ENCHAINE Avec ce vertigineux roman sur l’esclavage, Ta-Nehisi Coates se hisse au niveau des Alex Haley, Toni Morrison, Alice Walker ou plus récemment Colson Whitehead. Le tour de force de cette histoire est de rendre compte de la barbarie sans abreuver le lecteur d’images insoutenables. Il explique comment les réseaux anti-esclavagistes travaillaient inlassablement pour réunir les familles éclatées, tant de racines arrachées, dommages collatéraux des déboires économiques ou des bassesses des bourreaux. C’est aussi par la voix du conte et de la mythologie, qu’il impulse une dimension romanesque hors du commun à son œuvre. Indispensable… 

    DIDIER

  • Un homme se confesse. Psychothérapeute, il vient de publier Changer le monde, livre dans lequel il révèle une méthode révolutionnaire destinée à guérir les hommes de tous leurs maux.
    Moins de réflexion, davantage d'action ! Voilà en substance cette thérapie de choc, qu'il a lui-même appliquée à la lettre afin de conquérir la femme dont il a toujours été secrètement amoureux.
    Un petit problème, néanmoins : notre homme est aujourd'hui interné en psychiatrie. Un drame est survenu dans son entourage.
    Jour après jour, un médecin et une infirmière lui rendent visite, et recueillent ses « révélations ».
    À la manière d'une enquête policière, nous découvrirons peu à peu son passé, ainsi que ses rapports mouvementés avec sa famille et ses patients, qui l'ont conduit à rédiger Changer le monde... et à passer à l'acte.
    Avec les élucubrations de ce psy désaxé, égocentrique, manipulateur, démagogique, et profondément dans le déni, Denis Michelis nous offre une comédie tragique plus que jamais d'actualité sur la menace constante du populisme, la tentation et le danger d'une simplification de la pensée.

    IL Y A ENCORE DES SALSIFIS A LA CANTINE!

    IL Y A ENCORE DES SALSIFIS A LA CANTINE! Pourquoi Robert, psychothérapeute patenté, se retrouve patient d’un asile, et soumis à la question par un confrère? Chaque jour, telle une petite souris, nous assistons, amusé puis fort intrigué, aux réponses, sous forme de monologue, du malade. Bien loin de nous calmer, malgré une batterie de traitements chocs, nous progressons au fil des confessions de Bob vers un petit délice de lecture. Voilà une thérapie joyeuse et inquiétante pour tuer deux heures de hamac… 

    DIDIER

  • Mohican

    Eric Fottorino

    Brun va mourir. Il laissera bientôt ses terres à son fils Mo. Mais avant de disparaître, pour éviter la faillite et gommer son image de pollueur, il décide de couvrir ses champs de gigantesques éoliennes. Mo, lui, aime la lenteur des jours, la quiétude des herbages, les horizons préservés. Quand le chantier démarre, un déluge de ferraille et de béton s'abat sur sa ferme. Mo ne supporte pas cette invasion qui défigure les paysages et bouleverse les équilibres entre les hommes, les bêtes et la nature. Dans un Jura rude et majestueux se noue le destin d'une longue lignée de paysans. Aux illusions de la modernité, Mo oppose sa quête d'enracinement. Et l'espoir d'un avenir à visage humain.
    Avec Mohican, Éric Fottorino mobilise toute la puissance du roman pour brosser le tableau d'un monde qui ne veut pas mourir.

    FENIMORE DU JURA

    FENIMORE DU JURA Quelle magnifique évocation du monde paysan, et du Jura, qui tel un écrin abrite un cri du cœur. Celui d’un auteur pour un art de vivre, dont le souffle ne cesse d’agoniser, celui d’une nature impuissante face aux forces destructrices de son enfant le plus intime. A travers Mo et son père Brun, c’est la difficulté de la vie d’agriculteur, qui nous explose en pleine face, mais aussi tous les artifices (tous porteurs de péril) pour la rendre plus efficace (la chimie) ou plus noble (les éoliennes). A travers cette évocation particulièrement frappante, c’est le goût de la défaite qui taquine nos papilles, c’est le linceul de la mort de la nature qui voile nos pupilles.

    DIDIER

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