Seuil

  • Aux confins de l'Extrême-Orient russe, dans le souffle du Pacifique, s'étendent des terres qui paraissent échapper à l'Histoire...Qui est donc ce criminel aux multiples visages, que Pavel Gartzev et ses compagnons doivent capturer à travers l'immensité de la taïga ? C'est l'aventure de cette longue chasse à l'homme qui nous est contée dans ce puissant roman d'exploration. C'est aussi un dialogue hors du commun, presque hors du monde, entre le soldat épuisé et la proie mystérieuse qu'il poursuit. Lorsque Pavel connaîtra la véritable identité du fugitif, sa vie en sera bouleversée. La chasse prend alors une dimension exaltante, tandis qu'à l'horizon émerge l'archipel des Chantars : là où une « autre vie » devient possible, dans la fragile éternité de l'amour.

  • Une femme aimée

    Andreï Makine

    Défendre cette femme... Effacer les clichés qui la défigurent. Briser le masque que le mépris a scellé sur son visage.
    Aimer cette femme dont tant d'hommes n'ont su que convoiter le corps et envier le pouvoir.
    C'est cette passion qui anime le cinéaste russe Oleg Erdmann, désireux de sonder le mystère de la Grande Catherine. Qui était-elle? Une cruelle Messaline russo-allemande aux penchants nymphomanes? Une tsarine clamant son « âme républicaine »? La séductrice des philosophes, familière de Voltaire et Diderot, Cagliostro et Casanova? Derrière ce portrait, Erdmann découvre le drame intime de Catherine ? depuis son premier amour brisé par les intérêts dynastiques jusqu'au voyage secret qui devait la mener au-delà de la comédie atroce de l'Histoire.
    L'art de ce grand roman transcende la biographie. L'effervescence du XVIIIe siècle européen se trouve confrontée à la violente vitalité de la Russie moderne. La quête d'Erdmann révèle ainsi la véritable liberté d'être et d'aimer.

  • La musique d'une vie. Le premier concert du jeune pianiste Alexeï Berg est annoncé pour le 24 mai 1941. Fin du long purgatoire que sa famille a vécu durant les années de terreur. Promesse d'oubli, de célébrité future, de nouvelles rencontres parmi la jeunesse dorée de la capitale... Or ce concert n'aura pas lieu. La vie d'Alexeï se jouera sur une partition différente, marquée par l'amour sans nom, par la familiarité avec la mort, par la découverte de la dignité des vaincus. Car ce «roman-destin» est d'abord un éloge de l'indomptable force de l'esprit, de la résistance intérieure. Et c'est aussi une histoire pleine d'un charme profond, qu'on lira et qu'on relira, un vrai joyau.

  • - Andreï Makine s'est toujours montré très secret sur sa jeunesse : on peut néanmoins penser que Le livre des brèves amours éternelles nous apporte quelques précieuses clés. En une succession de scènes, d'histoires presque indépendantes les unes des autres, nous assistons à la maturation sentimentale d'un jeune Soviétique des années 60 et 70. Au début, c'est un gamin de dix ans placé en orphelinat qui, au cours d'une promenade, rencontre une belle jeune femme en deuil d'un marin, dont il tombe amoureux. A la fin, après bien des brûlures et des éblouissements, le narrateur a vingt-cinq ans, il a appris à se méfier des " orgues extatiques " de l'adolescence et à leur préférer le parfum d'éternité qui se dissimule dans certains paradis fugaces. Cela nous vaut de splendides portraits de femme, comme les éclats d'une mosaïque, enchâssés dans la palpitation du cosmos, la lumière d'un paysage, ou tout simplement dans la laideur d'une banlieue soviétique. Car l'oppression, la guerre, qui étaient au coeur de ses derniers romans, ne se sont pas effacés, mais se trouvent comme tenus à distance par la magie d'une prose toute en suggestions.

    - Andreï Makine est né en 1957 en Sibérie et vit en France depuis plus de vingt ans. Il est l'auteur, entre autres, du Testament français (prix Goncourt et prix Médicis), de La Musique d'une vie qui a marqué son arrivée au Seuil, de La Femme qui attendait, traduits dans le monde entier.

  • « Il sait désormais que les seuls mots dignes d'être écrits surgissent quand la parole est impossible ».

    « Tous les jours regarde le ciel, au moins un instant, je le ferai aussi ».
    Ce départ pour Saint-Pétersbourg annonce un de ces voyages mystérieux où nous cherchons non pas à changer de pays mais à changer notre vie. Choutov, écrivain et ancien dissident, espère fuir ainsi l'impasse de sa liaison avec Léa, éprouver de nouveau l'incandescence de ses idéaux de jeunesse et surtout retrouver la femme dont il était amoureux trente ans auparavant.

    Son évasion le mènera vers une Russie inconnue où, à la fois indigné, abasourdi et condamné à comprendre, il découvrira l'exemple d'un amour qui se révélera la véritable destination de son voyage.

    Dans ce livre dense et puissant, Makine fait renaître le destin passionnant de sa patrie, loin des clichés qui accompagnent la douloureuse émergence de la " nouvelle Russie ". Ses personnages expriment par leur engagement la justesse de la célèbre parole de Dostoïevski sur la beauté appelée à sauver le monde.

  • La femme qui attendait

    Andreï Makine

    • Seuil
    • 2 Janvier 2004

    Véra est l'un de ces êtres que Dostoïevski appelait «héros de l'extrême frontière». Engagés à corps perdu dans leur quête spirituelle ou amoureuse, ils se débattent à la limite de la folie mais aussi de la vérité souveraine. Celle, charnelle et cosmique, qui exprime le dense mystère de leur vie, si humble d'apparence.
    La folie de Véra est d'attendre l'homme qu'elle aime, de refuser l'oubli, d'arracher à la solitude les âmes abandonnées par ceux qui préfèrent oublier. Mais surtout de garder l'espérance. Malgré tout.
    De la rencontre avec cette héroïne de «l'extrême frontière», nous sortirons transfigurés, illuminés par l'intensité de son amour, de sa foi.

  • L'amour humain

    Andreï Makine

    Comment s'emparer de l'immense vent de folie qui aura traversé le vingtième siècle ? Peut-être en choisissant de s'arrêter sur un destin individuel, dont la tragédie solitaire accompagne les soubresauts d'un empire promis à l'éclatement : l'Union Soviétique. La vie de cet homme nommé Elias Almeida, le narrateur la croisera une première fois dans la forêt angolaise, où se joue une improbable révolution qui révélera bientôt sa face hideuse. Cette révolution dont Elias l'Africain sera le dévoué serviteur, et qui signifie pour lui, idéalement, la possibilité d'un amour entre les hommes, auquel il continue de croire orgueilleusement, par-delà les champs de ruines et de cendres, et jusqu'à l'enfer final de Mogadiscio, guidé par les gestes d'une femme, Anna, rencontrée un jour de désespoir à Moscou dans « la senteur amère de la neige », et poursuivie jusqu'en lisière des camps, où elle lui fait entrevoir la grandeur de ceux qui n'ont jamais renoncé à leur humanité.

  • Les héros de ce livre appartiennent à un autre monde : le pays du grand blanc, au bord du fleuve Amour. Un petit village de Sibérie où l'on est obligé parfois de sortir d'une isba ensevelie sous la neige en creusant un tunnel vers la lumière du jour.

    Dans ces lieux de silence, la vie pourrait se confondre avec de simples battements de coeur si chaque mouvement de l'âme n'apportait sa révélation. Alors, le désir naît, de la sensualité des corps comme de la communion avec la nature offerte. L'amour a l'odeur des neiges vierges dans la profondeur de la taïga.

    Soudain, tout est bouleversé.

    L'Occident fait signe. D'abord un train qui passe, le mythique Transsibérien. Puis un film français, vision d'une existence éblouissante, appel peuplé de grandes actions et de créatures sublimes.

    Le vertige d'une autre histoire née sur les rives Amour, aux berges de l'adolescence.

  • Andreï Makine, né en Sibérie, a publié notamment Le Testament français (prix Goncourt et prix Médicis 1995), La Musique d'une vie (prix RTL-Lire 2001), Une femme aimée (prix Casanova 2013), et tout récemment L'Archipel d'une autre vie. Son oeuvre est traduite en plus de quarante langues. Il est entré à l'Académie française en 2016.

empty