Thierry Clermont

  • « Un ciel qui bouge, comme l'océan instable, au-dessus du vert tendre et lumineux des prés à l'herbe courte.
    L'horizon semble avoir disparu. À en donner le vertige.
    Nous sommes à Galway, l'une des pointes les plus occidentales de l'Irlande ».

    Jamais fantômes n'auront été plus sereins dans un paysage. L'Irlande est une terre habitée par les vivants et les morts. La Balade de Galway leur rend hommage, et Thierry Clermont s'y promène avec les ombres familières de Joyce, Beckett et W.B. Yeats, ou la belle Maeve Brennan jusque sur les îles d'Aran.
    Après la pluie, se faufile, malicieux, un petit rongeur curieux dans le vert enchanté et infini des prairies.

  • Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le « réel merveilleux » auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres - Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.

    Avec cette sarabande baroque, traversée par les sursauts de l'Histoire, saturée de lumière, de rêves, de parfums et de corps, Thierry Clermont poursuit sa fréquentation des îles, entamée par le récit vénitien San Michele, paru en 2014.

  • A l'ouest de l'Hexagone, une péninsule indique la fin de l'Europe occidentale. La Bretagne s'avance dans l'océan Atlantique et se termine avec le Finistère à la silhouette de trident. Ici, la terre et les hommes affrontent depuis des siècles les assauts furieux de la nature et les vicissitudes de l'histoire. Partout en Bretagne, la terre et la mer se rencontrent d'étranges manières, s'unissant pour mieux dessiner le paysage. La Bretagne, ancien royaume devenu duché puis région, a changé de statut au fil des siècles, mais sa physionomie est restée la même, hérissée de caps et de falaises, découpée en pointes granitiques, en abers, en criques rocheuses, en baies abritées et en plages de sable et de galets. Cette beauté sauvage a inspiré les plus grands écrivains, à commencer par le plus célèbre d'entre eux, sans doute, le romantique Chateaubriand. Mais aussi Max Jacob, Gustave Flaubert, André Suarès, Louis Guilloux, Eugène Guillevic, Colette, Mona Ozouf, Henri Queffélec, P J Hélias, Tanguy Viel, Julien Gracq, Kenneth White et bien d'autres...

  • San Michele

    Thierry Clermont

    C'est une île. On croit souvent à tord que Böcklin l'a représenté dans son fameux tableau L'Ile des morts. Il s'agit en tout cas d'un cimetière, au large de Venise, la ville crépusculaire qui y enterre ses morts, autochtones ou étrangers, dont certains très célèbres, comme Stravinsky, Ezra Pound, Diaghilev, mais aussi quelques énigmatiques princesses russes fauchées dans leur jeune âge. En quatre saisons un peu vivaldiennes qui structurent le livre, Thierry Clermont donne libre cours à son érudition (il a lu tant de livres avec lesquels il établit un dialogue magique) et à ses fantasmes (certaines jeunes femmes trop tôt disparues sont représentées par des statues lascives qui peuvent éveiller le désir à travers les âges). Il parcourt Venise et son cimetière en compagnie de Flore, jeune amante fugace, virevoltante, dont on finit par se demander si elle existe vraiment. En le suivant pas à pas, on découvre une histoire souvent méconnue de Venise, celle des artistes qui y ont séjourné (Wagner, Cocteau, Brodsky). Surtout, on arpente le cimetière de long en large dans une évocation mélancolique et enjouée d'un passé qui nous parle encore.

  • Le rire des belettes

    Thierry Clermont

    • Naive
    • 10 Mars 2012

    " Au bord de Seine le printemps dans le dimanche après-midi des jeunes années.
    Il y a du cuir, des bouts de pneus qui sont des poissons morts. Vibrato des flots.
    Il y a des jerrycans jaune jellyfish avant les ricochets, du polystyrène couleur de gravier d'oiseau. Tessons rongés.
    Et vite le diabolo citron après les hamsters morts ".

    Dans ce recueil composé de brefs poèmes de huit vers, les tonalités alternent le loufoque, l'absurde, la tendresse, le lyrisme négatif.

    Il est complété par des portraits poétiques de personnages littéraires (Diderot, le baron Corvo.) ou anonymes, pris dans leur quotidien (La nuit défend le jour).

  • Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres – Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
    Avec cette sarabande baroque, traversée par les sursauts de l'Histoire, saturée de lumière, de rêves, de parfums et de corps, Thierry Clermont poursuit sa fréquentation des îles, entamée par le récit vénitien San Michele, paru en 2014.

  • Artiste franco-camerounais vivant à Paris, Barthé- lémy Toguo bâtit une oeuvre militante et pluriculturelle.
    Excellent aquarelliste, il utilise aussi bien le dessin, la vidéo, la sculpture, la performance ou l'installation pour exprimer ses idées sur l'exil, les frontières et les identités, le déséquilibre Nord-Sud, ainsi que sa conception d'un monde qu'il voudrait meilleur. L'ensemble de son oeuvre, en prise directe avec l'actualité mondiale propose au spec- tateur/visiteur un regard provocant sur la réalité la plus violente ou la plus injuste. En 2005, il avait donné voix aux jeunes de banlieue et il se trouvait au Caire, sur la place Tahrir en 2011, au moment du « Printemps arabe ».
    Son credo, il l'a emprunté à Albert Camus : « L'artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. » En 2008, il a ouvert dans le nord du Cameroun la rési- dence artistique Bandjoun Station, un espace ouvert voué à l'exploration de solutions nécessaires pour que l'Afrique noire se réapproprie sa contribution à l'art contemporain international.
    Artiste rattaché à la Galerie Lelong, Barthélémy Toguo a exposé dans le monde entier.
    En 2015, il a été invité à la Biennale internationale de Venise, où il a présenté une installation, « Urban Requiem ».
    Ce livre repose sur les entretiens de l'artiste réalisés par Thierry Clermont dans son atelier parisien, entre 2012 et 2015.

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