Sarah Vajda

  • "En moi pleurent toutes les orphelines de guerre, les enfants martyres, mes tantes enterrées vives pour crime d'être nées filles". Sarah Vajda signe ici un roman d'amour, l'histoire éternelle d'un homme et d'une femme, de Jaroslav et Djamila. Elle, petite-fille de harki, dans la France des années 70, supernova aux échos éternels, échappée d'une carte postale mêlant Annecy et la petite maison dans la prairie, est désormais emmurée vive dans l'âge de l'impossible : celui de l'épouse soumise à un mari honnête, dans ce F3 du neuf trois, cité des poètes. Djamila pourra-t-elle tomber amoureuse ? Il suffit de croiser un doux colosse slave au corps ouvragé par la vie des chantiers, de passage dans son exil de l'Ukraine jusqu'au-delà de l'Océan. Jaroslav, trois syllabes comme une valse. Les affres de la passion guettent et les conventions d'aujourd'hui sont en embuscade.

  • Retrace la vie de l'écrivain le plus médiatisé de son temps, de sa décision de confisquer le débat médiatique jusqu'à sa mort en vélo.

  • En seulement huit années (de 1936 à 1944), un capitaine mal noté accomplira ce dont, enfants, lisant Kipling, nous avons rêvé. Du Soudan en Birmanie, en passant par la Palestine mandataire et le royaume d'Éthiopie, Wingate s'avèrera un remarquable meneur d'hommes et un tacticien d'exception.

    Ses domaines de prédilection ? La guerre asymétrique, les escouades de nuit. Son nom demeure attaché à celui de Tsahal, à l'indépendance de l'Éthiopie et à la tactique de « pénétration prolongée en territoire ennemi ». Derrière l'union anglo-américaine, derrière les SAS (Special Air Service), refondés en 1947 et considérés depuis lors comme l'une des références mondiales en matière de forces spéciales et de contre-terrorisme, son ombre se tient toujours en embuscade. Who Dares Wins (« Qui ose gagne »), devise des SAS, illustre à merveille le singulier parcours d'un homme assez peu ordinaire.

  • Avril 1945 : six anges blonds meurent empoisonnés dans leur lit au fond d'un bunker berlinois. Magda Goebbels, six fois infanticide, entre dans l'Histoire. Soixante ans plus tard, le sergent Minnelli découvre le corps inanimé d'un vagabond sur la plage de Venice, district de Los Angeles, Californie. Le fait divers est tristement banal, comme l'adieu de deux fiancés sur le quai d'une gare. Mais quand ces deux fiancés se nomment Magda et Haïm, quand la future troisième dame du Reich se retrouve dans l'album de famille de Bèla, insouciante Israélienne de vingt ans ... le fait divers ne tarde pas à convoquer la plus improbable, et en tous points véridique, romance du XXe siècle. Célébrant les noces de Berlin et de Jérusalem échouées à l'Ouest du monde, Le Terminal des Anges tient autant du conte mythologique que du mélodrame, du Magicien d'Oz que de Roméo et Juliette. Sarah Vajda tourne le dos à la repentance collective pour s'attacher à une galerie de destins aussi banals que tragiques, « conscients de n'être que les fantômes de très vieux morts qui, en eux, exigent de revivre ». La cité des Anges n'aura jamais aussi bien porté son nom.

  • Un personnage historique extravagant et novateur, un officier indocile, hautain avec ses chefs, adoré par ses hommes, et qui éduqua Moshe Dayan.

  • Gary & co

    Sarah Vajda

    • Infolio
    • 4 Décembre 2008

    De romain gary, la vie et l'oeuvre sont connues: ses pseudonymes, sa gueule de faux dur, son mariage glamour avec une star.
    Ce qu'on sait moins, c'est sa part d'ombre, son incapacité à rejoindre le monde des vivants après son séjour dans l'armée des ombres, la fragilité du barrage qu'il édifia contre une mère abusive, de vilnius à moscou et a nice. cet essai tente de découvrir le réseau des épreuves qui poussèrent un romancier à succès, un amant de la vie à inventer ajar, puis a se suicider. champion des enchanteurs, des escrocs, des saltimbanques, gary fut à l'avance l'adversaire des donneurs de leçons et des spécialistes du chantage aux grands sentiments.
    Irréductible inassignable, sortant toujours du cadre romancier.

  • Maurice barres

    Sarah Vajda

    Maurice Barrès «tel qu'en lui-même enfin l'éternité le change» demeure un drôle de pistolet : anarchiste à vingt ans, antidreyfusien à trente, traditionaliste, patriote lorrain, grand lecteur de Pascal..., la seule valeur à laquelle il ne dérogera pas reste l'ironie.
    Le temps n'est plus de convoquer Barrès au tribunal de l'histoire, mois de redécouvrir un grand écrivain déchiré entre la passion nationale, le désir de servir et la solitude de l'écriture. Conspué, hué, sommé de s'expliquer de tous côtés, l'homme Barrès verra aussi son oeuvre pillée... Certains pourtant ont reconnu l'héritage : Aragon, mais surtout Montherlant et Mauriac lui restèrent fidèles ; enfin, l'antideslin de Malraux est barrésien, comme l'est Le premier homme d'Albert Camus.
    De Barrès, on ne croit savoir que deux choses, son antisémitisme et son attachement à l'Action française : deux allégations qui demandent correction, comme le montre Sarah Vajdo dans une biographie exceptionnelle d'intelligence, qui sait replacer les débats d'idées de l'époque avec darté et nous faire découvrir l'un des écrivains majeurs de ce siècle.

  • A qui est destinée la montre que Sylvie Vannier laisse au bord de la voie ferrée, juste avant de se jeter sous les roues de Lucien Journot, mécanicien à la SNCF ? Cette montre est une bague de fiançailles, et Lucien va s'imaginer qu'elle lui est destinée: quand il voit la dépouille de cette Fiancée de la mort, il croit voir celle qui eût dû être la femme de sa vie. Mais Sylvie Vannier, enseignante, avait connu son seul bonheur dans les bras du garçon à la montre, Alexandre-Diego, cet élève de seconde A dont les origines sont aussi incertaines que le charme est certain. Vont courir après ce couple impossible, l'assassin amoureux, le père de la morte, et Salan, commissaire au coeur tendre qui veille sur les âmes au désespoir plus qu'il n'enquête - jusqu'à ce " Satori à Manchester " rêvé, sur les traces de lao Curtis, le chanteur mort par suicide, lui aussi... Avec une grande densité d'écriture qui n'épargne rien du monde comme il va, et un art consommé des changements de registre, qui font par moments de ce texte une sorte de féerie des plus étranges, Sarah Vaida entraîne son lecteur: pas moyen de lui résister.

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