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abdelmadjid kaouah
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" Deux peuples se côtoient et vont l'un sur un rivage, l'autre sur l'autre rivage parallèle.
Une mer les sépare. Cette mer, c'est la mer mentale primordiale, la Mer des Mers en quelque sorte : la Méditerranée. Sur la rive sud de la Méditerranée, il y a, majoritaires à partir de la fin du VIIe siècle A.D., les Arabes; sur sa rive nord, parmi d'autres peuples qui seront dits un jour européens, il y a les (bientôt) Français. Ces deux peuples, séparés géographiquement par la mer, qui est divinité, seront souvent rapprochés et parfois même réunis par l'autre déesse qui gère le destin des communautés humaines : l'histoire.
Il faudrait, dans certaines circonstances, écrire certains mots déterminants avec une initiale majuscule : la Géographie et l'Histoire, entités mêlées à la conscience des hommes et qui brassent leur destin, sont dans le cas des Arabes et des Français comme deux poumons qui leur permettent de respirer le même air partageable. " (Salah Stétié)
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Retour en Algérie, amère saison
Abdelmadjid Kaouah
- La Louve
- Terre De Memoire
- 14 Mai 2009
- 9782916488233
C'est bien d'un voyage dont il s'agit. D'une parenthèse. D'un retour nécessaire, même s'il n'a pas été définitif. En 1997, en août et septembre, l'auteur est enfin retourné dans ce pays qu'il avait dû quitter, contraint et forcé. Il nous raconte ici ces deux mois d'une plongée douloureuse dans l'histoire récente de l'Algérie : celle d'une période de sang et de larmes, où l'intolérance à l'oeuvre multipliait les massacres et les meurtres. Alors, Abdelmadjid Kaouah prend sa plume d'homme
engagé pour nous faire partager sa douleur et ses combats, pour nous dire son amour des autres, proches, frères humains. Mais il sait troquer cette plume acérée pour celle, plus douce, de l'écrivain qu'il demeure, envers et contre tout : dès lors qu'il évoque les lieux et les paysages d'Algérie, depuis Alger vue du ciel
jusqu'aux étranges gorges de la Chiffa, ses mots se font tendres, chargés d'images et de couleurs, au point que l'on se demande très vite comment tant d'horreur a pu naître devant tant de beauté. Mais surtout, ce texte inspiré porte en filigrane, au long de ses pages, un message essentiel, et d'apparence faussement banale : l'intolérance n'est d'aucun peuple... l'humanisme et la
fraternité non plus. L'espoir est vivant.
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Par quelle main retenir le vent - suivi de la jubilation du jasmin
Abdelmadjid Kaouah
- N ET B EDITIONS
- 16 Novembre 2000
- 9782911241192
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