Littérature traduite

  • L'interprétation du rêve introduit à la fois une nouvelle méthode et une nouvelle théorie. La méthode est celle de l'analyse et des associations ; elle décompose le contenu de rêve manifeste en autant d'éléments ou constituants du rêve pour retrouver, en suivant les cheminements de pensée du rêveur, les pensées de rêve latentes. " L'interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l'inconscient de la vie psychique. " (S. Freud) Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par Janine Altounian, Pierre Cotet, René Lainé, Alain Rauzy, François Robert. Préface de François Robert.

  • Tao Te King

    Lao-Tseu

    La collection "Perspectives critiques", dirigée par Roland Jaccard, écrivain et journaliste, et Paul Audi, philosophe et écrivain, publie des textes de psychiatrie, de psychanalyse, de sociologie, de pédagogie et d'esthétique, échappant à toute orthodoxie et s'inscrivant dans un cadre interdisciplinaire. Elle propose des essais clairs, rigoureux et polémiques, écrits par des universitaires ou des chercheurs et visant à démystifier l'imaginaire personnel et collectif. Elle accueille également les témoignages de ceux qui ont contribué à façonner l'univers mental et social de l'homme post-marxien et post-freudien.
    La collection a fêté son 25ème anniversaire en septembre 2000.

  • Économiste américaine, Anne Case est professeur émérite d'économie et d'affaires publiques, à l'Université de Princeton.
    Angus Deaton, professeur émérite à l'Université de Princeton, est prix Nobel d'économie (2015) « pour son analyse de la consommation, de la pauvreté et du bien-être ». Il est l'auteur de La grande évasion (Puf, 2016, rééd. « Quadrige » 2019).

  • Ce texte vibrant est un chant à la gloire de la wilderness , cette nature pas encore totalement dénaturée par les activités humaines. Les forêts profondes aux essences variées, les lacs miroitants, les ruisseaux murmurants et les cascades toniques, les montagnes imposantes participent, avec grâce et mystère, aux paysages américains traversés trop vite par une humanité plus préoccupée par ce que l'économie pourrait en retirer que par la beauté encore sauvage, inutile et gratuite, qu'ils offrent. John Muir, qui connait parfaitement ces lieux de solitude, nous les décrit avec précision et amour, inquiet de leur devenir, alors que retentissent les coups des haches des bûcherons...Comment les protéger d'interventions fatales ? En les sanctuarisant comme parcs naturels nationaux, ouverts néanmoins au tourisme ?

  • Totem et tabou

    Sigmund Freud

    L'établissement de concordances entre la névrose individuelle et les interdits
    religieux et sociaux préoccupait Freud depuis longtemps. L'idée d'un travail
    sur la psychologie des religions n'a pas encore abouti en 1911, mais dans une
    lettre à Jung du 12 février, Freud laisse entendre qu'une « assez vaste
    synthèse » est en gestation. Le projet se précise suffisamment pour que, le 11
    août, il écrive à Ferenczi : « Je suis tout entier Totem et tabou. » Se
    référant à Totem et tabou en 1914 dans « Contribution à l'histoire du mouvement
    psychanalytique », Freud se demandait si ses conclusions résisteraient à la
    critique. Il finit par tenir ce livre pour l'un de ses plus importants. Il
    attachait une valeur particulière au quatrième essai, composé, disait-il, avec
    la même force de conviction que L'interprétation du rêve. Il déclara même à
    James Strachey qu'il considérait ce quatrième essai comme « son oeuvre la mieux
    écrite ». Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication
    : André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy.
    Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy.
    Préface de Christophe Dejours.

  • « Dans la sexualité existe partout la plus intime interrelation entre ce qu'il y a de plus élevé et ce qu'il y a de plus bas. » Ce que Freud affirme de nouveau dans les Trois essais n'est pas tant qu'il existe une sexualité infantile, c'est que cette sexualité infantile est universelle et intrinsèquement perverse et que toute la sexualité adulte, normale ou perverse, en procède. Les Trois essais ouvrent un nouveau domaine de la sexualité, un domaine « limitrophe de la biologie » : une sexualité pulsionnelle, présente « en germe » dès le départ chez l'enfant, une sexualité d'avant l'inconscient, non encore refoulée. Deux sexualités, l'une psychique, l'autre pulsionnelle, devront désormais coexister dans la théorie freudienne.

  • Publiée en 1788, la Critique de la raison pratique s'inscrit dans le prolongement de la Critique de la raison pure (1781) et des Fondements de la métaphysique des moeurs (1785). Elle est aussi l'expression des conditions subjectives de la moralité et l'explication de la loi morale.
    Ferdinand Alquié, dans son texte d'introduction, rappelle les sources kantiennes (Leibniz, Wolf, Rousseau), le processus de construction du sujet moral, l'intérêt du sujet connaissant la possibilité d'un usage synthétique de la raison pure pratique sur le chemin de l'impératif catégorique, le rôle de la liberté à l'articulation de la volonté bonne et de la loi. Telles sont les voies d'accès au souverain bien « synthèse de la raison théorique et de la raison pratique, de la raison déterminant la nature et de la raison parant la loi ».

  • Que se passerait-il si nous décidions d'apprendre à nous connaître à la manière des anciens Grecs ? Et si nous choisissions de prendre pour maîtres Pythagore et Parménide, Epictète et Pyrrhon, Épicure et Diogène ? À travers une chronique de six semaines, chacune suivant les préceptes d'une école philosophique différente, Ilaria Gaspari nous entraîne dans une expérience existentielle étonnante, parfois sérieuse, parfois désopilante, mais toujours pleine de sagesse.
    Nous découvrirons ainsi qu'en nous pliant aux règles du pythagorisme, nous pouvons corriger la paresse, tandis que les paradoxes de Zenon révèlent des contradictions étranges dans la manière dont nous sommes habitués à considérer le rythme de la vie.
    Et si être épicurien n'est pas aussi plaisant qu'il y paraît au premier abord, le cynisme peut au contraire procurer des joies inattendues.
    Un exercice de philosophie pratique qui nous enseigne à devenir maîtres du temps qui passe.

  • La Religion (1793) confronte la raison à deux énigmes.
    D'une part, comment le mal commis est-il possible ? Nous jugeons les auteurs des maux infligés aux êtres humains par d'autres êtres sans douter de leur appartenance à l'humanité (puisque nous ne jugeons que des humains), alors que le choix de les commettre est, pour un être raisonnable, incompréhensible. Énigme d'autant plus forte que l'humanité commet infiniment plus de maux qu'elle ne fait le bien.
    D'autre part, la croyance est une énigme pour l'incroyant, comme l'incroyance l'est pour celui qui croit. C'est ainsi toute une part du référentiel selon lequel chacun déchiffre le monde qui nous reste mystérieuse dans les relations interpersonnelles, lors même que la pratique d'un culte est le plus souvent publique.
    Le rapprochement des deux problèmes ainsi posés à la raison fait l'unité d'un livre qui, au moment où le projet des Lumières apparaît de nouveau d'actualité, en interroge pour nous à la fois les ressources et les limites.

  • Pour Clément Rosset, auteur de la préface de ce volume, Schopenhauer est "le philosophe insolite par excellence". Il précise qu'une des singularités de cet auteur est la clarté et la lisibilité de son écriture, qualité peu fréquente chez les philosophes. L'influence de cette oeuvre se retrouve chez la plupart des intellectuels du XXe siècle qui considèrent Le monde comme volonté et comme représentation comme l'un des livres phare de la philosophie.

  • Comment évaluer l'impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l'ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l'historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre par un bref essai au ton éminemment scientifique.
    Au ton et seulement au ton : car derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui ressortit au genre " pseudo-scientifique ", comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd'hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.
    Diffusé en 1976 aux États-Unis sous la forme d'une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil générique intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l'anglais, à l'automne 2011.

  • Ré-animer la nature

    Val Plumwood

    • Puf
    • 26 Août 2020

    En février 1985, Val Plumwood échappe à une mort certaine. Alors qu'elle est saisie par un crocodile dans le parc National du Kakadu, en une fraction de seconde, l'ordre établi entre humain et nature est renversé. Comment pouvait-elle, en tant qu'être humain, ne revêtir que le statut d'un repas ? Cette rencontre confronta ce savoir « désincarné » à une strate plus profonde de sa conscience : une strate culturelle, dont la spécificité est de considérer l'humain au-dessus et hors du reste de la nature.
    Débusquer les mécanismes régissant ce piège, soit l'incompréhension de notre situation écologique, occupera l'ensemble de la carrière de l'Australienne. Elle lègue un diagnostic précieux, d'une grande rigueur intellectuelle et à la hauteur d'une pathologie dont la complexité et l'enchevêtrement des causes ne sauraient se satisfaire de réponses trop réductrices. L'ouvrage restitue les éléments essentiels de ce travail de longue haleine tout autant que des propositions fécondes pour habiter la communauté écologique dans un dialogue renouvelé et réunissant une pluralité d'êtres animés.

  • Des objets ». Qualifié d?ouvrage le plus génial et le plus contradictoire de toute la littérature philosophique, ce livre a apporté « une définition nouvelle de la vérité. Les choses ne se soumettent à nos idées que parce que l?esprit leur impose ses cadres » (C.
    Serrus in Préface).

  • En 1809, avec un empire plus étendu que jamais, Napoléon s'empara des archives du Saint Empire Romain germanique dissous et de celles de la papauté. C'est alors que fut conçue l'idée de rassembler les fonds historiques les plus précieux provenant des territoires annexés et des pays satellites : une « vaste collection européenne de documents » comme on n'en avait jamais vu.
    Des dizaines de fonctionnaires, d'hommes de lettres, de gendarmes, de simples ouvriers furent mobilisés pour la conquête des témoignages écrits de la civilisation occidentale, dans ce qui devint une guerre de la mémoire entre les Etats et les cités emportées par la vague française et un empire qui avait transformé l'universalisme armé de la Révolution en pure et simple domination. Au fil des années furent amassées dans le Palais des archives à Paris, l'hôtel de Soubise, des centaines de milliers de parchemins, liasses et registres, en provenance de Rome, d'Espagne, des Flandres, de Vienne et de Turin.
    Cet ouvrage reconstruit les origines politiques et intellectuelles, l'organisation, les difficultés, les répercussions de ce projet de constitution des archives du monde, qui bouleversa le rapport de toute une époque au passé.

  • Metaphysique, livre alpha

    Aristote

    Métaphysique. Alpha, est le premier des quatorze livres d'Aristote réunis sous le titre de Métaphysique par le péripatéticien Andronicus de Rhodes au I siècle avant J.-C.
    Il est à redécouvrir dans cette traduction inédite de Jean-François Pradeau, véritable événement éditorial et philosophique.
    « Tous les hommes désirent par nature connaître.» écrit Aristote en ouverture de cette oeuvre fondatrice qui se présente comme une introduction générale à l'étude de la science qu'il nomme «la philosophie première». Aristote s'attache à définir et hiérarchiser les différents domaines de la connaissance : le savoir empirique, la capacité technique et la science. La connaissance première pour Aristote est celle de la sagess e car les spéculations philosophiques, qui ont pour origines l'étonnement et l'admiration et sont à elles-mêmes leur propre fin, constituent la seule science véritablement libre. Ce texte constitue également la toute première histoire de la philosophie occidentale, de Thalès à Platon.

  • Paru à Amsterdam en 1670, le Traité veut montrer que la liberté de philosopher n'est nuisible ni à la piété ni à la conservation de l'État. Il marque la première intervention publique de Spinoza dans les domaines de la religion et de la politique et occupe une place particulière dans son oeuvre. La violente polémique qui suit la publication en montre l'importance.
    À l'âge classique, les Pays-Bas sont l'un des principaux centres de la république des lettres. Dans un pays qui passe alors pour le plus tolérant d'Europe, pourquoi prendre la peine de défendre la liberté de conscience ? Spinoza s'en explique dans une lettre à Oldenburg en 1665 : les préjugés des théologiens, les accusations d'athéisme dont il est l'objet et les menaces sur la liberté de philosopher et de penser, en sont les raisons. La dimension juridique et politique est mise provisoirement en retrait de par les attaques virulentes des religieux.

  • Au-delà du principe de plaisir est un grand texte inspiré, où la pulsion de mort est introduite au terme d'une réflexion sur le plaisir et le déplaisir, la contrainte de répétition et la déliaison pulsionnelle. Au-delà du principe de plaisir est aussi un " au-delà " de la métapsychologie, que la spéculation freudienne déporte vers le biologique. La préface de Jean Laplanche permettra au lecteur d'avancer pas à pas dans cet écrit complexe qui, nous dit-il, adresse " d'innombrables questions à la postérité psychanalytique et philosophique de Freud "

  • Sexualité

    Sigmund Freud

    La sexualité dont il s'agit en psychanalyse n'est donc pas cette sexualité « génitale » communément admise : une sexualité adulte, ou post-pubertaire, localisée dans les organes génitaux, circonscrite à l'acte sexuel et destinée ultimement à la reproduction sexuée. La sexualité « au sens élargi » dont parle Freud précède et excède cette sexualité dite normale ; c'est une sexualité infantile, une sexualité trouvant sa source dans tous les lieux du corps dits érogènes et dont le but est tourné vers l'acquisition de plaisir. Le présent recueil regroupe les principaux textes de l'oeuvre de Freud définissant la sexualité, dans la traduction des OCF-P.

  • Ce volume regroupe deux livres parus originellement en anglais en 2006 (mise à jour en 2013) et 2013, sous les titres The Undercover Economist et The Undercover Economist Strikes Back. Le premier s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires et a été traduit en plus de trente langues.
    Pourquoi les loyers sont-ils si élevés ? Les immigrés nous volent- ils nos emplois ? Qu'est-ce qu'un marché ? Quels sont les ressorts d'une vente aux enchères ? Pourquoi payez-vous votre café si cher ?
    Pourquoi les taux d'intérêt font-ils le yoyo ? Et à qui profite le crime ?
    Ces questions, et beaucoup d'autres trouvent ici une réponse dans un style enlevé, accessible et ludique, sans aucun jargon ni technicité.
    Microéconomie et macroéconomie n'auront plus de secret pour vous à l'issue de cette lecture.

  • Le divertissement règne aujourd'hui en maître. Après avoir prospéré à travers les jeux vidéo et les shows télévisuels, il est devenu un puissant moyen de communication et concerne désormais toutes les sphères de notre vie quotidienne. Comment interpréter ce phénomène ? Et d'où vient que la philosophie occidentale ait développé une véritable aversion pour le divertissement ?
    Dans ce court essai ambitieux et novateur, Byung-chul Han s'attache à revisiter différentes formes de divertissement, souvent associées dans la tradition occidentale à l'immaturité, l'oppression ou l'aliénation. En compagnie de Kant, Hegel, Nietzsche, Bach, Kafka et quelques autres, il invite le lecteur à une promenade intellectuelle au terme de laquelle passion et divertissement se trouvent réhabilitées.

  • Cette étude, publiée dans une revue moscovite, présente la pensée sur l'art du grand romancier russe alors âgé de 70 ans.

  • Les études réunies dans ce volume sont pour les unes générales. Strauss traite d'abord de la définition de la philosophie politique et de son histoire en soulignant la nécessité de se pencher sérieusement sur les penseurs de la philosophie politique classique ; puis il étudie quelques moments privilégiés de l'histoire de la philosophie politique (Fârâbî, Maïmonide, Hobbes, Locke) ; il traite ensuite de l'art d'écrire oublié et d'un homme remarquable (Kurt Riezler), qui fut à la fois un connaisseur profond de la réalité politique internationale et un philosophe contemporain, en des pages surprenantes de liberté et de profondeur. Car la philosophie politique ici développée est fondamentalement soucieuse de ce qu'il y a de plus élevé et de plus profondément humain dans l'homme.

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