• Edition enrichie (Introduction, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Des Poèmes saturniens, entendons qu'ils sont placés sous le signe de Saturne. Ils seront donc inspirés : il n'était pas inutile de l'affirmer alors que régnaient encore des versificateurs parnassiens. Ils seront aussi baignés d'une rêverie douce et savante, tandis que le poète tournera son regard vers l'intérieur. Point ou peu de récits ou d'anecdotes. Ici l'on se souvient, l'espace d'un sonnet, sur un air de chanson grise. Tout semble simple. Tout est savant, mais d'une technique si maîtrisée qu'elle a cessé d'être visible, au point que beaucoup s'y sont trompés. Verlaine est un poète à la fois immédiat et difficile. Il exige donc une annotation riche et précise, une attention à la langue et à la prosodie, alors, mais alors seulement, comme l'avait dit à peu près Ovide : « Maintenant, va, mon Livre, où le hasard te mène ! »Édition commentée et annotée par Martine Bercot.

  • Romances sans paroles (1874) marque un tournant radical dans l'oeuvre de Verlaine et dans l'histoire de la poésie française. Ce "petit bouquin", qu'il rédige pendant sa liaison tumultueuse avec Rimbaud et qu'il présente comme une "série d'impressions vagues", est hanté par la tentation du silence. Que peut la parole face à la réalité, dont le sens est fuyant ? Comment dire les sentiments d'un moi erratique et opaque à lui-même ? Et surtout, comment les dire autrement, après le romantisme, qui les a exaltés, et le Parnasse, qui s'en est méfié ? En s'emparant d'un genre désuet, la romance, Verlaine réinvente le beau à partir du banal, renoue avec l'oralité au coeur de l'écrit, et fait du chant l'utopie de la parole poétique.
    Dossier :
    1. Genèse et composition du recueil
    2. Réformer la poésie
    3. Penser l'art : peinture, musique, poésie
    4. Verlaine au début des années 1870 : l'écriture de la dissidence
    5. La réception de l'oeuvre au XIXe siècle

  • BnF collection ebooks - "RESCOUSSE - Si ma guitare, Que je répare, Trois fois barbare, Kriss indien,..."

  • Il a fallu moins d'une vingtaine d'années pour qu'Internet passe d'une simple technique d'interconnexion des ressources informatiques entre les divers centres de recherche travaillant pour le Département de la défense américain, à ce média qui a révolutionné l'information, la communication, les relations humaines et sociales, les échanges, le travail, la culture... et ce n'est pas fini. Pas un jour sans que ne naissent de nouvelles techniques, de nouvelles pratiques, sans que le champ d'application de l'internet ne se développe.
    Avec cette innovation, s'est construit tout un territoire sémantique neuf que, de HTTP à Podcast, de Wi-Fi à Google, Xavier Niel, fondateur de Free, et Dominique Roux, professeur à Paris-Dauphine, explorent et cartographient en 100 mots-clés.

  • J'entreprends de décrire aussi minutieusement que possible quelques-uns de mes rêves de chaque nuit, ceux, bien entendu, qui m'en paraissent dignes par leur allure arrêtée ou par leur évolution dans une atmosphère quelque peu respirable à des gens réveillés. Je vois souvent Paris.. Jamais comme il est. C'est une ville inconnue, absurde et de tous aspects. Je l'entoure d'une rivière étroite très encaissée entre deux files d'arbres quelconques. Des toits rouges luisent entre des verdures très vertes. Il fait un lourd temps d'été, avec de gros nuages extrêmement foncés, à ramages, comme dans les ciels des paysages historiques, et du soleil des plus jaunes à travers. Un paysage paysan, vous voyez.


  • Découvrez le responsive web design et apprenez à concevoir des sites qui anticipent et répondent aux besoins de vos utilisateurs. Dans cette seconde édition de son ouvrage phare, Ethan Marcotte décrit les principes qui sous-tendent le responsive d

  • « Or çà, mes hôpitaux de ces dernières années, adieu ! sinon au revoir ; alors, salut ! en tout cas ; j'ai vécu calme et laborieux chez vous. »
    Ruiné depuis la mort de sa mère, souffrant de nombreux maux (ulcères, syphilis...), Paul Verlaine (1844-1896) vit ses dix dernières années entre l'hôtel et l'hôpital. Il y multiplie les séjours, commence par Tenon, finit par Bichat, fréquente entre-temps Cochin, l'asile de Vincennes, Saint-Antoine, Saint-Louis, préfère Broussais. Dans ses chroniques de la vie hospitalière, le poète se mue en prosateur d'un quotidien rugueux.

  • Classroom in a Book, collection au succès mondial, vous aide à découvrir facilement et rapidement les fonctionnalités des logiciels Adobe. Elle apporte ce qu'aucun autre ouvrage ou programme de formation ne propose : des supports pour travaux pratiques conçus spécialement par des experts en produits Adobe.
    Les quinze leçons de cet ouvrage couvrent l'ensemble des notions de base d'Adobe Dreamweaver CS6 et vous fournissent une multitude d'astuces et de techniques pour vous aider à optimiser votre productivité. Vous pouvez suivre chacune de ces leçons dans l'ordre ou bien ne choisir que celles qui vous intéressent.
    Découvrez les nouvelles fonctionnalités de Dreamweaver CS6 :
    o Mises en page et animations HTML5
    o Vidéos HTML5
    o Création de styles avec les nouveautés de CSS3
    Ce qu'il vous faut pour suivre les leçons : Le logiciel Adobe Dreamweaver CS6 pour Windows ou Mac OS (non fourni avec le livre). Inclus : les fichiers des leçons pour Dreamweaver CS6, , à télécharger sur www.pearson.fr.
    « Classroom in a Book est de loin la meilleure collection d'ouvrages d'apprentissage et de formation existant sur le marché. Tout ce dont vous avez besoin pour maîtriser les logiciels est inclus : explications claires, instructions pas à pas et fichiers des projets. » Barbara Binder, formatrice certifiée Adobe Rocky Mountain Training.

  • Les flamandes

    Emile Verhaeren

    Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand, en Belgique, est un poète belge flamand, d'expression française. En 1883, il publia son premier recueil de poèmes réalistes-naturalistes, Les Flamandes, consacré à son pays natal. Accueilli avec enthousiasme par l'avant-garde, l'ouvrage fit scandale au pays natal. Ses parents essayèrent même avec l'aide du curé du village d'acheter la totalité du tirage et de le détruire. Le scandale avait été un but inavoué du poète, afin de devenir connu plus rapidement. Extrait : Elles, ces folles, sont reines dans les godailles, - Que leurs goulus d'amour, en flamands, en lurons, - Mènent comme au beau temps des vieilles truandailles, - Tempes en eau, regards en feu, langue dehors, - Avec de grands hoquets, scandant les chansons grasses, - Des jurons crachés drus, des luttes corps à corps - Et des coups assommés à broyer leurs carcasses, - Tandis qu'elles, le sang toujours à fleur de peau, - La bouche ouverte aux cris, le gosier aux rasades, - Après des sauts de danse à fendre le carreau, - Des chocs de corps, des heurts de chair et des bourrades, - Des lèchements subis dans un étreignement, - Toutes moites d'ardeurs tombent dépoitraillées.

  • Dans l'élan de ses vingt-cinq ans, Paul VerLaine publie en 1869 les Fêtes galantes. En vingt-deux tableaux, dans te cadre badin d'un XVIIIe siècle recréé, il avoue son impérieux besoin de sentiments sincères et partagés, et cède à La sensualité des jeux amoureux. Ses poèmes résonnent de sa musique légère, entre fièvre et frivolité. Qui pourrait rester insensible à tant d'émotions, murmurées sur le ton de la confidence?

  • Ce Guide de survie est la boîte à outils indispensable pour employer dès maintenant HTML5 et CSS3. Il permettra aux développeurs et intégrateurs web de concevoir rapidement des pages et applications web et mobiles fondées sur des fonctionnalités implémentées de façon native dans les navigateurs. Cette deuxième édition, entièrement revue et mise à jour, intègre de nombreuses nouveautés consacrées à la mobilité (media queries, orientation et inclinaison des appareils, événements Touch...).
    CONCIS ET MANIABLE : Facile à transporter, facile à utiliser - finis les livres encombrants !
    PRATIQUE ET FONCTIONNEL : Plus de 100 séquences de code prêtes à l'emploi pour répondre aux situations les plus courantes et tirer pleinement profit de HTML5 et CSS3.
    Codes sources à télécharger sur www.pearson.fr

  • Louis-Charles Barbara est le fils d'un luthier originaire de Dausenau (près de Coblence), établi à Orléans. Extrait : Insensiblement, le jour arrivait où le débile jeune homme était dirigé sur Paris et interné au Conservatoire. Objet tout d'abord d'une bienveillance unanime, en même temps qu'il émerveillait les professeurs par une étonnante facilité, il les contristait par sa détestable éducation, et recevait de toutes les bouches le conseil de fréquenter les classes élémentaires. Il s'y glissait en effet par obéissance, mais pour s'en échapper presque sur-le-champ, par honte de se voir confondu avec des enfants qui le caillaient de sa haute taille et de ses bévues. La dextérité de ses doigts y gagna ; ses progrès sur l'instrument n'en furent que plus rapides.

  • Ce livre est la biographie de mon Frère, défunt et toujours adoré, cet Homme d' Amour et de fragilité, qui m' a soufflé les mots et souvenirs manquant à sa vie terrestre, en dictée médiumnique, paix à son âme, que ce livre serve à prévenir, plutôt que guérir vos addictions, par et avec amour et tendresse !


  • Telo je staro in nemocno, a srce se cuti in v mozganih se svetlika: naredi kaj dobrega za ljudi, bodi cloveski, upaj si ljubiti in dovoli, da te ljubijo drugi. Ceprav v sanjah, ceprav v blodnjah, ceprav ob smrtnem zapiranju vek. Roman Sebastijana Preglja govori o poslednjih receh s svetlobo, ki navdihuje in budi. Stori, kar storiti moras, stori zdaj, sicer bos vpisan v Kroniko pozabljanja.
    Manca Kosir



    V domu za upokojence starcek vsako jutro zgodaj vstane, da bi videl soncni vzhod. Zivljenje se znova zacenja, svet ozivi, z njim ozivijo spomini. Vsako jutro malo drugacni. Svetu v romanu namrec vlada demenca. Vcasih napete, vcasih ljubezenske zgodbe so morda resnicne, morda plod halucinacij, a vedno so postavljene pred steno tisine, pred veliko skrivnost, ki caka onkraj smrti. Pisatelj Sebastijan Pregelj (r. 1970) nas je v svojih romanih in zgodbah doslej popeljal v neverjetne, fantasticne svetove, pogosto umaknjene v preteklost, enkrat celo v vesolje, a najbolj neverjeten je svet, skrit med mozganskimi vijugami cloveka.

  • Odes en son honneur

    Paul Verlaine

    • Bibebook
    • 2 Février 2013

    Tu fus une grande amoureuse - A ta façon, la seule bonne - Puisqu'elle est tienne et que personne - Plus que toi ne fut malheureuse - Après la crise de bonheur - Que tu portas avec honneur, - Oui, tu fus comme une héroïne, - Et maintenant tu vis, statue - Toujours belle sur la ruine - D'un espoir qui se perpétue - En dépit du Sort évident, - Mais tu persistes cependant. - Pour cela, je t'aime et t'admire - Encore mieux que je ne t'aime - Peut-être, et ce m'est un suprême - Orgueil d'être meilleur ou pire - Que celui qui fit tout le mal, - D'être à tes pieds tremblant, féal. - Use de moi, je suis ta chose ; - Mon amour va, ton humble esclave, - Prêt à tout ce que lui propose - Ta volonté, dure ou suave, - Prompt à jouir, prompt à souffrir, - Prompt vers tout hormis pour mourir !

  • Extrait : Son chapeau en soie, roux de vieillesse, était moucheté de papillons qui y étaient fixés à l'aide d'épingles noires. Les petites bêtes étaient à l'agonie. Serrant comme un livre, sous son bras, une boîte oblongue, garnie, sur une face, d'une grille en fil de fer très-ténu, il cheminait le long des plates-bandes, sans remarquer les curieux. Je le voyais de temps à autre plonger le pouce et l'index dans le calice des fleurs, et en retirer un objet qu'il emprisonnait dans sa boîte, par une petite porte qui y était pratiquée. Il fut bientôt évident pour moi, que, dans cette boîte, grouillait une multitude d'insectes vivants, auxquels mon homme faisait la chasse.

  • Extrait : Depuis long-temps il s'efforcait d'étouffer en lui les germes d'une passion que, par suite de sa défiance de lui-même, il supposait sans espoir. Marie Desvignes, fille d'un oncle maternel qu'il avait à Paris, était, et par sa beauté et par son coeur, digne de cet amour. Elle savait apprécier Vilfride et l'aimait pour le moins autant qu'elle en était aimée. Mais, incapable de deviner les sentimens qu'il lui cachait avec le plus grand soin, elle n'osait s'abandonner à une inclination à laquelle son cousin paraissait insensible.

  • Extrait : Dès le début de l'adagio, je fus entraîné au travers du monde des réalités navrantes. Le volume, la rondeur, la suavité des sons eussent fait croire aux vibrations d'une voix magnifique. D'une tendresse profonde, le chant atteignait graduellement au pathétique et amenait les larmes dans les yeux. On n'y trouvait point trace de ce sentiment fébrile, poignant, déchirant, qui coule à flots dans les compositions maladives de quelques Italiens modernes, et aussi dans les mélodies énervantes du tendre Schubert ; c'était cette mélancolie forte, saine, du génie robuste, qui, loin de dédaigner la vie, en accepte les douleurs et essaye de s'en consoler et d'en consoler autrui à l'aide de plaintes touchantes, mélancolie dont sont empreintes notamment les oeuvres de Beethoven.

  • Les jumeaux

    Charles Barbara

    Extrait : Notre père était un homme fantasque et emporté à l'excès, que son humeur despotique isolait au sein de sa famille, où il régnait sans contradiction. Il essuyait, sans dire le mot, les plus dures contrariétés au dehors, et venait les ressasser et éclater contre elles dans son intérieur. Il fallait que notre mère subît les scènes qu'il n'avait point osé faire à qui de droit, et assumât les douleurs de l'orgueil blessé du despote ; car il n'était pas tranquille qu'il n'eût, en quelque sorte, transvasé ses ennuis, de son cerveau dans l'âme de la pauvre femme, à moins toutefois qu'il n'eût un prétexte de déverser sa colère sur nos reins. Il nous battait : cela entrait dans son système d'élever les enfants.

  • Amour

    Paul Verlaine

    • Bibebook
    • 2 Février 2013

    UN VEUF PARLE : Je vois un groupe sur la mer.- Quelle mer ? Celle de mes larmes. - Mes yeux mouillés du vent amer - Dans cette nuit d'ombre et d'alarmes - Sont deux étoiles sur la mer. - C'est une toute jeune femme - Et son enfant déjà tout grand - Dans une barque où (ou) nul ne rame, - Sans mât ni voile, en plein courant... - Un jeune garçon, une femme ! - En plein courant dans l'ouragan ! - L'enfant se cramponne à sa mère - Qui ne sait plus où, non plus qu'en ..., - Ni plus rien, et qui, folle, espère - En le courant, en l'ouragan. - Espérez en Dieu, pauvre folle, - Crois en notre Père, petit. - La tempête qui vous désole, - Mon coeur de là-haut vous prédit - Qu'elle va cesser, petit, folle ! - Et paix au groupe sur la mer, - Sur cette mer de bonnes larmes ! - Mes yeux joyeux dans le ciel clair ; - Par cette nuit sans plus d'alarmes, - Sont deux bons anges sur la mer.

  • Dans les limbes

    Paul Verlaine

    Dernière était au coin de la basse maison - Tout rouge -- la tuile et la brique y fourmillent - (Vis-à-vis le gazon bordé de camomille) - Qui sert de local à des services divers. - Là l'heure ayant sonné de son timbre pervers, - Nous enjoignant de nous séparer tout de suite, - Hélas ! avant qu'hélas ! tu ne prennes la fuite, - Je t'embrassais si fort que toi tu ne pouvais - T'empêcher de rire aux éclats, et ne savais - Pour lors me refuser un baiser sur la bouche, - Un gros, frais, long baiser partagé, puis, farouche - Pour la forme --- c'était presque en public, des yeux - Pouvaient nous voir, en malins, ou pics, officieux, - Des langues bavardes, et quel scandale ! et leste, - Cruellement, tu me quittais, instant céleste - Et diabolique, avec ces mots : « Je ne viens plus. » - Car, sachant bien que tu viendrais, irrésolus - Toutefois, mes désirs fous tantôt ivres d'ire - Et de larmes, tantôt pleins d'espoir à ton dire, - Se souvenant de la chère intonation - Et de la gentiment taquine intention, - Me balançaient dans une fausse inquiétude, - Jusqu'au lendemain, tendre amie au verbe rude.

  • Élégies

    Paul Verlaine

    A mon âge, je sais, il faut rester tranquille, - Dételer, cultiver l'art, peut-être imbécile, - D'être un bourgeois, poète honnête et chaste époux,A moins que de plonger, sevré de tout dégoût, - Dans la crapule des célibats innomables. - Je sais bien, et pourtant je trouve plus aimables - Les femmes et leurs yeux et tout d'elles, depuis - Les pieds fins jusqu'aux noirs cheveux, nuit de mes nuits, - Car les femmes c'est toi désormais pour la vie, - Pour moi, pour mon esprit et pour ma chair ravie, - Ma chair, elle se tend vers toi, pleine d'émoi - Sacré, d'un bel émoi, le feu, la fleur de moi ; - Mon âme, elle fond sur ton âme et s'y fond toute, - Et mon esprit veut ton esprit. - Et mon esprit veut ton esprit.Chérie, écoute - Moi bien : Or je suis vieux ou presque, et Dieu voulut - Te faire de dix ans plus jeune, dans le but - Évident d'être, toi, plausible compagne - De ma misère emmi mes châteaux en Espagne. - --- Ne me regarde pas de tes petits yeux bruns, - Naguère, moi compris, les bourreaux de d'aucuns.

  • La Bonne chanson

    Paul Verlaine

    Le soleil du matin doucement chauffe et dore. - Les seigles et les blés tout humides encore, - Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit. - L'on sort sans autre but que de sortir ; on suit, - Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes, - Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes. - L'air est vif. Par moments un oiseau vole avec - Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec, - Et son reflet dans l'eau survit à son passage. - C'est tout. - C'est tout.Mais le songeur aime ce paysage - Dont la claire douceur a soudain caressé - Son rêve de bonheur adorable, et bercé - Le souvenir charmant de cette jeune fille, - Blanche apparition qui chante et qui scintille, - Dont rêve le poète et que l'homme chérit, - Évoquant en ses voeux dont peut-être on sourit - La Compagne qu'enfin il a trouvée, et l'âme - Que son âme depuis toujours pleure et réclame.

  • Liturgies intimes

    Paul Verlaine

    Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main - Du Seigneur tout-puissant qui m'octroya la grâce, - Je puis, si mon dessein est pur devant sa face, - Purifier autrui passant sur mon chemin. - Je puis, si ma prière est de celles qu'allège - L'Humilité du poids d'un désir languissant - Comme un païen peut baptiser en cas pressant, - Laver mon prochain, le blanchir plus que la neige. - Prenez pitié de moi, Seigneur, suivant l'effet - Miséricordieux de vos mansuétudes, - Veuillez bander mon coeur, coeur aux épreuves rudes. - Que le zèle pour votre maison soulevait. - Faites-moi prospérer dans mes voeux charitables, - Et pour cela, suivant le rite respecté, - Gloire à la Trinité durant l'éternité, - Gloire à Dieu dans les cieux les plus inabordables, - Gloire au Père, fauteur et gouverneur de tout, - Au Fils, créateur et sauveur, juge et partie, - Au Saint-Esprit, de qui la lumière est sortie - Par quel rayon ? -- ainsi qu'une eau lustrale, mon sang bout, - Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main...

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