• On a voulu faire du mot « collaboration » un bloc, un collectif qui serait né de l'attractivité pour le nazisme, c'est mal connaitre le sujet que d'accepter cette vision à la fois fausse et réductrice qui mettrait sur le même plan, des industriels, des artistes de cinéma, des fanatiques idéologiques, des journalistes, des soldats... Plus grave encore, elle refuserait de faire apparaître de très fortes oppositions intellectuelles d'hommes venus de tous les horizons politiques.
    Pour comprendre (ou tenter de se replacer dans un contexte en rapport avec l'époque), l'auteur nous propose un texte émaillé de nombreuses références politiques, littéraires, culturelles...
    Et nous offre aussi une galerie de portraits, noms souvent évoqués et détestés, mais sur lesquels il reste beaucoup à apprendre :
    Pétain et Laval, bien sûr, Doriot, Fernandez, Déat, Brasillach, Rebatet, Drieu La Rochelle, Darnnd, Luchaire, Céline, Le Vigan, Paquis, De Brinon, Mauras Saint-Loup, Bonnard, Arletti...

  • Pour bien saisir comment un phénomène viking réputé « barbare » d'abord fait de violence, puis de colonisation des terres conquises, va s'installer dans le monde chrétien, il faut en comprendre les ressorts profonds. L'auteur, au fil de chapitres et d'encadrés illustrés, remonte l'histoire de ce peuple aux croyances riches, proche de la nature, et livre un bon outil de compréhension, facile à aborder et très éclairant.

  • Un livre sur l'Algérie et sa "sale guerre", diront les esprits chagrins, cette thématique qui ronge toujours la France comme une cicatrice mal refermée. Pourtant, et c'est bien le sens de cet ouvrage, le "peuple pied-noir" n'a jamais vraiment été étudié dans sa spécificité culturelle et sociologique, en dehors de son lien historique avec la France. Or, communauté spécifique, les Pieds-noirs n'ont souvent été qu'un élément mineur dans le bras de fer opposant la France et les masses musulmanes qui formaient la majorité de ce qu'on a appelé, après la conquête de 1830, l'Algérie.
    Certes ils font rigoler, à l'image de la famille Hernandez. On les brocarde. Mais, basta ! Pour beaucoup de métropolitains, les Pieds-noirs c'est "couscous, merguez et anisette", une vision cruellement réductrice de leur culture multiforme. Cet ouvrage reprend l'épopée de ce peuple, telle quelle fut, dans un passé plus ancien, puis au moment des grands bouleversements qui provoquèrent son exode, et se penche sur l'esprit qui anime les Pieds-noirs d'aujourd'hui.

  • On dit que les proverbes reflètent l'expérience et la sagesse des peuples...
    Á ce titre, cet ouvrage leur offre un bel espace littéraire.
    « Je devais avoir une douzaine d'années lorsqu'en vacances sur la Côte Fleurie, j'entendis mes premiers mots de Normand. Les propriétaires chez qui nous louions parlaient un français qualifié de « régional » au petit « horsain » (étranger) que j'étais.
    On y employait des termes spécifiquement normands, ainsi l'on disait : « ça sent le « mucre ! » (mot d'origine viking qui signifie humide, moisi). On parlait d'un « picot » pour désigner un dindon et on mangeait goulûment de la « teurgoule » (littéralement arrache-bouche), ce riz au lait fortement épicé de cannelle. On s'appelait à grands renforts de « Heula ! », l'exclamation préférée des normands. « Le normand est une forme de bas latin influencée par le saxon ayant gardé des spécificités d'ancien français disparues ailleurs. On y trouve aussi préservés quelques mots gaulois comme « bragues » pour pantalon du gaulois « braies » par exemple.
    C'est à la découverte de cette langue baignée d'influences diverses et partie loin à la conquête du monde (car elle a fortement influencé le québécois et les français des Amériques), et au travers de ses sagesses et proverbes, que vous convie l'auteur, linguiste passionné qui veille à transmettre ce patrimoine oral reflétant avec précision le terroir dont il est issu.
    « Tu peux acheter un drapeau rouge frappé des léopards d'or de Normandie et le planter dans ton jardin, ta langue, elle, tu ne pourras l'acheter, il te faudra l'apprendre ! »

  • Magnifiquement illustré, un voyage initiatique pour les amoureux du genre.

    Le très ancien mythe européen des vampires a déployé ses ailes au XIX e siècle, poussé par la mode anglo-saxonne du roman noir.
    Le personnage emblématique du célèbre comte Dracula, héros du roman de Bram Stoker, construira une véritable « contre société » dont les familles de vampires américaines sont un peu aujourd'hui les descendantes, sans parler des adeptes de la Wicca et de ses sorcières...

  • Le dicton et les effets proverbiaux jouent sur une musicalité, un rythme qui prend en Breton toute sa puissance. Arrivés jusqu'à nous par le petit peuple des campagnes, ces proverbes souvent en vers, « krennlavariou » en Breton, méritent que l'on fasse avec eux un voyage dans le temps.
    Au fil des pages de ce beau recueil, tous les aspects du quotidien, des aléas météorologiques de la région où ""il fait beau plusieurs fois par jour"", tous les travers des humains sont vus par la lorgnette bretonne, avec en fond un choix de dictons traitant de la mer, nourricière et omniprésente.

    L'auteur : Après un Master consacré au vampirisme sur le thème du mythe de Dracula, il a effectué de nombreux voyages en Transylvanie débutant ainsi une carrière de grand reporter (licence de langue Roumaine à l'Institut des Langues Orientales). Sa carrière de journaliste a débuté au Parisien. Déjà passionné par l'ethnographie et l'ethnologie, il a publié de nombreuses enquêtes sur « les Compagnons du Tour de France » pour la Chambre de Métiers et le Conseil Général des Hauts-de-Seine. Au fil d'une une longue carrière de photo-reporter avec l'agence Gamma, il a beaucoup travaillé sur la guerre des Balkans et le conflit nord-irlandais ; plus récemment, sur la mafia en Sicile et la communauté Pieds-noirs. Des articles publiés par des magazines aussi divers que Le Pèlerin, Spectacle du Monde, Vu de France... Il collabore actuellement au magazine Famille Chrétienne.
    Son grand intérêt pour les langues celtiques (breton, gaélique d'Irlande...) l'a amené depuis une quinzaine d'années à se spécialiser dans des enquêtes de fond sur les populations celtiques, plus spécialement en Bretagne et ses grands mythes fondateurs (cycle Arthurien). Il se tourne actuellement vers l'édition pour approfondir une expression littéraire enracinée dans un terroir et mettre en avant deux autres passions : la photographie d'art et la peinture.

    - Ia, da Gemper, Ia, d'ar Pont...
    Da Bon'-Abbat e renker mont Da vit brignon hag halon, Da ober souben d'ann Intron.

    En route pour Quimper, en route pour Pont-Croix...
    À Pont-l'Abbé il faut aller Chercher de la farine d'avoine et du sel, Pour faire de la soupe à la dame.

    - Enez Vaz uhel war-c'horre Sur a c'hlav a-benn fin an deiz.

    L'île de Batz, haute sur la mer Pluie assurée avant la fin de la journée.

  • Sorcellerie, messes noires et autres diableries Nouv.

  • La Bretagne n'est pas uniforme, loin de là : " mille Paroisses, mille modes " dit le proverbe. Mille bretons, pourrait-on rajouter !
    Cette bande-dessinée est une promenade par les petits chemins à la rencontre des bretons, accueillants et fiers de leur histoire, de leur langue que l'on dit en partie issue du gaulois, de leur culture ancestrale et populaire.
    Pas de place pour la mélancolie mais du startijen (de l'énergie) plein les mots, un mélange d'histoires ancestrales et du monde moderne, de réel et de légendes.?Grâce à de savoureuses expressions populaires recueillies dans les ports de pêches bigoudens ou dans les villages du Centre Bretagne, le lecteur prendra le bon air de la Bretagne et goûtera à cette culture vivace qui lui est propre.
    Au fil des pages, sous la plume agile du dessinateur, se dévoileront des landes battues par le vent et l'océan, des personnages typiques, des bistrots, des chapelles, des fermes. Des tavernes, des chansons, des fêtes où l'on danse. Un condensé de Bretagne vif et humoristique !

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