• Quand on prononce le terme « franc-maçonnerie », bien peu restent indiff érents. Les réactions sont diverses : pour certains, cett e association qui a pris naissance, dans sa forme moderne, au début du xviie siècle est le défenseur de la démocratie et des libertés républicaines ; pour d'autres, elle constitue une mafi a ou un pôle anticlérical. D'aucuns ajoutent : « Et allez donc savoir ce qui se passe dans les réunions maçonniques, dont le déroulement est protégé par un secret absolu ! » Jean-Paul Lefebvre-Filleau tend ici à démontrer que, dès 1870, les francs-maçons ont activement contribué à la construction de la République française. Mais il souligne également le danger d'une association dont les membres ont acquis de solides positions jusque dans les plus hautes sphères de l'État. Il démontre enfi n que certains « frères » sont devenus des délinquants « en col blanc », ce qui a obligé les diverses obédiences maçonniques à déclarer haut et fort que les « brebis galeuses » qui s'étaient introduites dans leurs rangs n'avaient déshonoré qu'elles-mêmes.
    Loin des fantasmes, mais sans mett re de côté les sujets tabous, l'auteur relate ici un siècle et demi de relations entre la francmaçonnerie et la République française.

  • À travers l'évocation de 206 résistantes, Jean-Paul Lefebvre-Filleau rappelle le rôle tenu par ces femmes d'un grand courage : cheffes de réseau, adjointes à un chef de réseau, agentes de liaison, agentes de renseignement, convoyeuses, opératrices radio, hébergeuses de résistants ou d'enfants juifs, boîtes à lettres, rédactrices de tracts ou de journaux clandestins, assistantes auprès des familles des fusillés et déportés, saboteuses, combattantes des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et des Forces françaises libres (FFL) ou des Forces alliées.
    L'histoire de la Seconde Guerre mondiale ne peut s'écrire sans évoquer la mémoire de ces femmes héroïques. L'une d'entre elles, Germaine Tillion, rappellera que « en 1940, il n'y avait plus d'hommes. C'étaient des femmes qui ont démarré la Résistance ». Pourtant, après la guerre et jusqu'à aujourd'hui, l'action des femmes résistantes n'a pas été suffisamment mise en exergue, alors qu'elles ont oeuvré à presque tous les postes essentiels.
    Par ce document, où se retrouvent des inconnues et d'autres devenues célèbres (Lucie Aubrac, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle...), l'auteur rend justice à celles qui ont péri sur le chemin de la liberté.

  • Si les premières loges naissent tranquillement à Paris, elles subissent ensuite une vive opposition du Roi et de l'Église. L'action de la justice contre la franc-maçonnerie et ses adeptes se fait sentir à partir de juillet 1737. Les frères subissent une réelle répression. Le lieutenant général de police et ses officiers surveillent et perquisitionnent les loges. Pendant une dizaine d'années, des francs-maçons sont arrêtés, puis condamnés à l'emprisonnement et à de lourdes amendes. Riche en sources historiques (l'auteur s'appuie sur les fonds d'archives maçonniques des grandes bibliothèques Bibliothèque nationale, Archives nationales, Bibliothèque de l'Arsenal, Bibliothèque historique de la ville de Paris...), ce livre démontre que la méfiance du pouvoir politique à l'encontre de cette société nouvelle, dont les réunions se déroulaient secrètement, coïncide avec sa création.Jean-Paul Lefebvre-Filleau, ancien officier supérieur de la gendarmerie nationale, est écrivain et conférencier. Surnommé le « détective de l'Histoire », il a écrit une vingtaine d'ouvrages et a notamment été récompensé par le Grand prix des écrivains de France pour son livre L'Affaire Bernadette Soubirous, l'enquête judiciaire de 1858 (éditions du Cerf), traduit en plusieurs langues. Son dernier livre, Les Français qui ont collaboré avec le IIIe Reich, est paru aux éditions du Rocher en 2017.

  • La poignée de mains de Montoire le 24 octobre 1940, entre le maréchal Philippe Pétain et le chancelier du 3e Reich Adolf Hitler, est le symbole d'une collaboration qui s'annonce entre un pays vaincu et son vainqueur. Certains pousseront très loin leur collaborationnisme avec les nazis, au point d'avoir du sang sur les mains et d'être devenus des collabos tristement célèbres. Ce livre trace le portrait des plus significatifs d'entre eux (environ 80) : hauts ou modestes fonctionnaires, militaires (Raoul d'Agostini, Jean Bassompierre, Joseph Darnand, René Bousquet...), responsables politiques et économiques (Jacques Doriot, Philippe Henriot dit le « Goebbels » français...), artistes, écrivains, journalistes (Robert Brasillach, Louis-Ferdinand Céline, Alphonse de Châteaubriand, Lucien Rebatet...), et... voyous (Henri Lafont, André Francis dit « Gueule-Tordue », Maurice Solnlen...) se mettent, pour beaucoup, au service de l'occupant.
    Un ouvrage passionnant qui s'intéresse aux individualités afin de comprendre comment ces hommes et femmes ont glissé, basculé dans la collaboration : par intérêt économique, par ambition politique, par idéologie, par aveuglement militaire... Certains destins n'ont tenu qu'à un cheveu, ils ont été des salauds alors qu'ils auraient pu être des héros au sein de la Résistance ou des troupes de la France libre. L'histoire étant parfois la répétition d'événements passés, ce texte a pour but de rappeler le danger de l'extrémisme politique.

  • L'homme est exceptionnel. D'abord persécuteur des disciples du Christ, lui, le fils d'Israël, a reconnu le Fils de Dieu sur le chemin de Damas avant de se faire l'apôtre des nations. De Saül le pharisien, il est devenu Paul le missionnaire. « Saint Paul, le Missionnaire » ne nous fait pas simplement revivre le chemin d'un homme qui, d'Antioche à Chypre, de Césarée à Corinthe, n'a cessé par ses voyages et ses lettres d'évangéliser le monde malgré le fanatisme juif, les calomnies les plus odieuses, la prison. Mais, au-delà des milliers de kilomètres accomplis, l'auteur nous fait finalement découvrir comment s'est traduite cette action missionnaire : dans chacun de ses enseignements, saint Paul sait se mettre au niveau de ses interlocuteurs pour mieux convaincre. « Juif avec les juifs, esclave avec les esclaves, ignorant avec les ignorants », ses rencontres sont marquées par sa bonté et une compréhension profonde des humbles. En nous familiarisant à ce géant de la mission, cet ouvrage nous donne à voir comment la foi a bousculé sa vie, l'a rendue rayonnante, a offert un chemin de salut pour tous ceux qui étaient dans l'attente. La christianisation d'une civilisation a été le fruit du travail de quelques grands témoins dont le rayonnement porte encore des fruits aujourd'hui. - L'auteur : Prêtre de l'Église orthodoxe, Jean-Paul Lefebvre-Filleau est licencié en théologie. Auteur de plusieurs livres d'histoire, il a reçu, en 1997, le Grand Prix des écrivains de France pour son ouvrage « L'affaire Bernadette Soubirous, l'enquête judiciaire de 1858 » (éd. du Cerf).

  • Si la libération de Paris et de sa banlieue, du 19 au 31 août 1944, n'a pas constitué un épisode militaire considérable de la deuxième campagne de France, débutée le 6 juin précédent sur les plages de Normandie, elle a revêtu une importance symbolique, perçue comme telle dans et hors des frontières de l'Hexagone.
    Jour par jour, heure par heure, Jean-Paul Lefebvre-Filleau relate ici l'insurrection populaire qui, encouragée par le sentiment que l'arrivée des troupes alliées était imminente, a libéré la capitale et contraint la fière armée allemande à une capitulation humiliante. Certes, le général Dietrich von Choltitz aurait pu exécuter l'ordre vengeur d'Hitler et détruire la ville. Mais il ne l'a pas fait, persuadé que la défaite de toutes les forces armées du IIIe Reich était inéluctable. Un autre général allemand a joué un rôle considérable, après la reddition des troupes de von Choltitz, pour éviter la destruction de Paris : Hans Speidel, qui refusa de lancer sur la Ville lumière des V1 et des V2 dont les rampes de lancement étaient encore actives dans le nord de la France et en Belgique.
    Chronique d'une libération a le mérite de mettre en exergue « les obscurs et les sans-grade » de cette armée de patriotes, souvent sans uniforme, dont les actions ont largement contribué à chasser l'ennemi de toute l'Île-de-France. Richement illustré, il fait revivre les exploits de ces hommes et de ces femmes contre les forces d'occupation nazies.

  • curieux dictionnaire qui commence par a comme alphonse et se termine par a comme allais ! l'illustre écrivain, né le 20 octobre 1854 à honfleur (calvados), n'en croirait lui-même pas ses yeux.
    toute la pensée allaisienne, son comique, son humour, son sens de l'absurde et de la mystification, se trouve en effet rassemblée dans cette somme. car l'infatigable chroniqueur qui sévissait notamment dans le gaulois et le journal, rédigeait ses bons mots pour les cabarets de montmartre, dont le chat noir, laisse une oeuvre abondante et très dispersée. souvent imité - c'est le cas aujourd'hui encore - mais jamais égalé, l'auteur de a se tordre et de la nuit blanche d'un hussard rouge savait mieux qu'aucun autre opposer un masque de gaieté à " l'absurdité de la condition humaine ".
    il faut remercier jean-paul lefebvre-filleau d'avoir réuni ici, au prix d'un méticuleux travail de lecture et de tri, le meilleur d'alphonse allais. et de nous rappeler qu'andré breton et jules renard n'avaient assurément pas tort de reconnaître en lui un très grand de la littérature contemporaine.

  • Rien dans son attitude, dans ses paroles, dans ses actes ne laissait présager le coup de théâtre de la conversion de Saül de Tarse au Christianisme, ce Juif pharisien de la Diaspora qui avait assisté, impassible, à l'affreuse lapidation du diacre Étienne. En effet, ce fils d'Israël, de la tribu de Benjamin, était un ennemi farouche de tout ce qui pouvait porter préjudice au Mosaïsme. Et pourtant, sans délai, il clama son erreur et sa foi nouvelle, car le Christ ressuscité, affirma-til, lui était apparu sur le chemin de Damas et lui avait directement transmis son enseignement. Devenu Apôtre sous le nom de Paul, il s'opposa à ses frères de sang qui considéraient que les adeptes de Jésus avaient procédé à une captation d'héritage qui les dépossédait et les excluait des bénédictions du Dieu de leurs pères. Dès lors, saint Paul eut à lutter contre le fanatisme des responsables religieux juifs, les calomnies les plus odieuses et l'incompréhension de certains de ses fidèles. Les Romains l'arrêtèrent plusieurs fois et le jetèrent en prison ; par les Juifs et les païens, il fut souvent houspillé, battu, flagellé, chassé et expulsé. Il dut sans cesse défendre sa prédication qui était sournoisement sapée par ses adversaires. Rien ne lui a été épargné jusqu'à son martyre qui en est le couronnement.
    Le livre de Jean-Paul Lefebvre-Filleau, Saint Paul, histoire et théologie, relate l'apostolat de cet homme exceptionnel qui changea la face du monde en faisant du christianisme une religion universelle. Cet ouvrage ne pourra que donner satisfaction aux lecteurs intéressés par l'histoire de l'Église et par la théologie paulinienne.

  • J'accuse! Qui n'a jamais entendu parler de ce texte de Zola qui parut dans le journal l'Aurore en 1898oe Si les faits qui ont conduit Émile Zola à s'impliquer sont connus, quelles furent pour lui, toutes les conséquences de cette prise de positionoe En 1894, un obscur officier de l'armée française, le capitaine Alfred Dreyfus, de confession israélite, fut condamné par un conseil de guerre à la déportation à vie au bagne de l'île du Diable, en Guyane, pour espionnage au profit de l'Allemagne. Mais cette affaire ne prit pas fin le jour du verdict des juges militaires. Elle a duré douze années au cours desquelles l'on n'a jamais vu, dans l'histoire judiciaire, tant d'incidents, d'épisodes et de rebondissements dramatiques, et d'intervenants (militaires, avocats, magistrats, experts, espions, ministres, diplomates, écrivains et jusqu'à un ancien chef de l'État). D'ailleurs, personne ne disait plus l'affaire Dreyfus, mais l'Affaire, la grande, la seule qui dressa les Français les uns contre les autres. Le pays frisa la guerre civile! Convaincu de l'innocence de l'officier, Émile Zola dénonça cette erreur judiciaire dans sa fameuse lettre ouverte au président de la République, intitulée "J'accuse". Dès lors, le célèbre écrivain, par cet "acte révolutionnaire d'une puissance incomparable", selon les termes d'Anatole France, déchaîna contre sa personne la haine des extrémistes nationalistes antisémites, et ils étaient très nombreux à cette époque. Le pouvoir politique, lui-même, traîna Zola en justice, devant la cour d'assises de Paris et le condamna à l'emprisonnement. Il paya de sa vie son engagement pour la défense de Dreyfus, au nom des droits de l'homme, dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902. Telle est la thèse développée ici par l'historien Jean-Paul Lefebvre-Filleau. : un crime de forfaiture à l'encontre d'un brillant officier de l'armée française doublé d'un assassinat politique dont la victime fut l'un de nos plus illustres écrivains.

  • Quand on prononce le terme « franc-maçonnerie », bien peu restent indiff érents. Les réactions sont diverses : pour certains, cett e association qui a pris naissance, dans sa forme moderne, au début du xviie siècle est le défenseur de la démocratie et des libertés républicaines ; pour d'autres, elle constitue une mafi a ou un pôle anticlérical. D'aucuns ajoutent : « Et allez donc savoir ce qui se passe dans les réunions maçonniques, dont le déroulement est protégé par un secret absolu ! » Jean-Paul Lefebvre-Filleau tend ici à démontrer que, dès 1870, les francs-maçons ont activement contribué à la construction de la République française. Mais il souligne également le danger d'une association dont les membres ont acquis de solides positions jusque dans les plus hautes sphères de l'État. Il démontre enfi n que certains « frères » sont devenus des délinquants « en col blanc », ce qui a obligé les diverses obédiences maçonniques à déclarer haut et fort que les « brebis galeuses » qui s'étaient introduites dans leurs rangs n'avaient déshonoré qu'elles-mêmes.
    Loin des fantasmes, mais sans mett re de côté les sujets tabous, l'auteur relate ici un siècle et demi de relations entre la francmaçonnerie et la République française.

  • La société d'aujourd'hui, rationaliste et matérialiste, a tendance à considérer que beaucoup d'événements insolites, allant de l'étrange au diabolique, ne sont que des fables. Erreur !. Cet ouvrage démontre que la réalité, très souvent, dépasse la fiction. Il entraîne le lecteur dans quarante-quatre Histoires, tirées des archives historiques, de la gendarmerie, de la police, de la presse ou de témoignages recueillis par l'auteur.

    Jean-Paul Lefebvre-Filleau est historien et conférencier. Officier supérieur de la gendarmerie nationale à la retraite, il a servi pendant plusieurs années en Normandie. Surnommé par ses pairs " le détective de l'histoire ", chevalier de la Légion d'Honneur, auteur de près d'une vingtaine d'ouvrages, il a été récompensé par plusieurs prix littéraires dont le Grand Prix des Écrivains de France pour son livre " L'Affaire Bernadette Soubirous, l'enquête judiciaire de 1858 " (Ed. du Cerf), traduit en plusieurs langues.

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