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La photographie a oeuvré à la formation de l'Indochine. Elle a été, après l'interprétation par le dessin, un moyen sans détour de montrer ce qui se construisait, à mesure que différentes cultures s'entremêlaient.
La photographie a oeuvré à la formation de l'Indochine. Elle a été, après l'interprétation par le dessin, un moyen sans détour de montrer ce qui se construisait, à mesure que différentes cultures s'entremêlaient. Les témoignages les plus anciens paraissent dans le Courrier de Saigon de 1864 avec Clément Gillet et Charles Parant. Le premier photographe professionnel installé durablement est Émile Gsell (1838-1879) qui suivra la Commission d'exploration du Mékong. Ce sera ensuite Charles-Édouard Hocquard, médecin des ambulances pour les troupes envoyées au Tonkin en 1884, qui fera des photographies de Hu? et de ses dignitaires. Pierre Dieulefils, avec un premier studio à Hanoï en juillet 1888, diffusera pendant trente ans ses images dans pas moins de sept grandes expositions dont l'universelle de Paris en 1900 et, deux ans plus tard, sous la forme révolutionnaire de la carte postale.
Voici trois personnalités dont l'oeuvre à l'intérieur des frontières de l'actuel Vi?t Nam aide à comprendre la métamorphose de la péninsule, parce qu'elle prend sa source dans le quotidien de cette époque révolue.
Tout comme l'exposition " Les pionniers de la photographie " (mars-mai 2014) réalisée par l'Académie des sciences d'outre-mer dans le cadre de l'année France-Vi?t Nam, l'ouvrage et ses 12 contributeurs rendent aussi hommage au travail d'autres hommes. Des archéologues, des chercheurs, des militaires-explorateurs passionnés par le patrimoine, les langues ou l'ethnologie, ont produit des photographies qui sont autant d'apports importants à la connaissance de l'Indochine. -
« Si Louveciennes m'était conté... », telle est bien l'invitation que lancent les auteurs de cet ouvrage à la fois riche en informations, fourmillant d'anecdotes savoureuses et offrant de nombreuses illustrations sur ce village des Yvelines. Comme un dictionnaire amoureux, il décline « ces Louveciennois dont nous sommes fiers », de Madame de La Pérouse au Maréchal Joffre en passant par Camille Saint-Saens, tous ces noms que les plaques des rues gardent en mémoire. Il offre aussi un retour sur la grande et petite histoire, débusquant le passé moyenâgeux du village, celui de la royauté, des tristes guerres (1870, 1914) et de leurs conséquences, restituant la vie pendant l'occupation allemande, comme les facéties des enfants au moment de la Libération. On y rencontre des vignerons, des artisans, le garde-champêtre ou la pharmacie de Madame du Barry. On y pousse la porte des grandes demeures, depuis le Chateau de Coeur-Volant jusqu'au Pavillon de Musique ou la ferme de la Mi-Côte. Et, pour sourire, l'ouvrage se clos sur une galerie de portraits de personnages presque contemporains, hauts en couleurs, dont les fantômes hantent encore les rues et les venelles du village.
Un livre pour tous ceux qui aiment Louveciennes ou veulent l'aimer.