Loubatieres
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Dénazifier, le cas de la Gestapo toulousaine
Cécile Vaissié
- Loubatieres
- 20 Février 2025
- 9782862668406
À partir de novembre 1942, début de l'occupation de la zone dite « libre » par les Allemands, et jusqu'à la Libération, un service (KdS) de la police de sécurité du Reich (SiPo-SD), dont l'une des sections était la Gestapo de sinistre mémoire, est installé à Toulouse. En 1944, le KdS de Toulouse employait 192 personnes, dont 108 basées dans la Ville rose et les autres dans les antennes extérieures (dont Cahors ou Montauban). Plus encore y ont travaillé, à une période ou une autre.
Qui étaient ces Allemands et que sont-ils devenus après la guerre ? En juin 1953, le procès du KdS de Toulouse s'est tenu à Bordeaux, mais seuls deux responsables allemands ont été jugés en personne et libérés à l'issue du procès, six autres étant jugés par contumace faute d'avoir été retrouvés ou de s'être présentés. Pourquoi deux seulement ? C'est ce qu'explique ce livre, basé sur de très nombreuses archives, françaises et allemandes.
Le livre explore les parcours d'après-guerre d'anciens du KdS toulousain et montre comment la RFA, après avoir tenté d'aider ses prisonniers de guerre détenus, a créé des institutions pour rechercher et interroger les responsables de crimes de guerre. Grâce à cette évolution de la société allemande, et même si aucun autre procès d'anciens du KdS de Toulouse n'a eu lieu après celui de 1953, ces hommes ont pu craindre, jusqu'à leur mort, des poursuites et des stigmatisations dans leur propre pays. -
Né Henri à La Franqui (Leucate) le 14 novembre 1879, Henry de Monfreid est le fils du peintre George Daniel de Monfreid et d'Amélie Bertrand. Sa famille maternelle est ancrée sur la côte languedocienne, où il passe les sept premières années de sa vie. Après des études à Paris, puis à Carcassonne, il exerce divers métiers et cherche sa voie. En 1911, il décide finalement de partir pour l'Afrique de l'Est, arrive à Djibouti et travaille pour une entreprise française qui achète des peaux et du café en Éthiopie. Peu à peu, il s'habitue à son nouvel environnement, puis se fixe à Obock, de l'autre côté de la baie de Djibouti. Durant plusieurs années, il navigue en mer Rouge et se livre à de multiples trafics avec l'Arabie et l'Égypte (armes, haschich, perles...). Il se marie en 1913 avec Armgart Freudenfeld, qui ne le rejoint en Afrique qu'en décembre 1916.
Dans l'entre-deux-guerres, Henri poursuit ses opérations commerciales et achète des terrains en Éthiopie où il crée une centrale hydroélectrique à Diré-Daoua et une plantation de café à Araoué. En 1931, il publie son premier ouvrage Les Secrets de la mer Rouge, dont le succès est immédiat. Un certain nombre d'autres livres vont suivre jusqu'en 1939 - Très critique à l'égard du négus, Monfreid est expulsé d'Éthiopie en 1933 - Il n'y retourne qu'avec les troupes d'occupation italiennes à partir de 1936 - Proche de l'Italie fasciste, il est fait prisonnier par les troupes anglaises en mai 1942 et déporté au Kenya, où il reste interné jusqu'en 1946.
De retour en France en 1947, à l'âge de 68 ans, accompagné de sa seconde épouse, Madeleine Villaroge, il s'installe à Ingrandes. Il se consacre alors à la littérature et donne des conférences sur l'Éthiopie et l'Afrique de l'Est. Néanmoins, il passe chaque été à La Franqui où il a fait construire une petite maison. Décédé dans l'Indre le 13 décembre 1974, il est enterré au cimetière de Leucate.
Une exposition conçue par les Archives départementales de l'Aude Marcel-Rainaud, sous la direction de Carole RENARD.
Commissariat scientifique : Anne-Claude Breleau, médiatrice culturelle ; Élodie Capet, archiviste ; Claude-Marie Robion, archiviste.
Avec la collaboration du Groupe de Recherche et d'Animation Photographique et Centre Méditerranéen de l'Image, GRAPH-CMi. -
Lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale en Haute-Garonne
Elérika Leroy
- Loubatieres
- 12 Juin 2025
- 9782862668109
Le 80e anniversaire de la Libération a suscité de nombreux événements commémoratifs et actions pédagogiques rassemblant des citoyens devant les monuments de communes de la Haute-Garonne. Passé l'événement, ces monuments retournent dans l'ombre du quotidien et dans l'oubli.
Les pages qui suivent proposent de découvrir l'histoire des femmes et des hommes dont l'action a suscité l'implantation d'un monument. Stèles, plaques, monuments, cette « mémoire de pierre », jalonnent le territoire départemental, le long des routes, au coeur d'un bois ou d'un village, sur la façade d'une ferme isolée ou dans une mairie ou une école. Cette mémoire fait partie de notre quotidien sans que nous y prêtions forcément attention. Bien souvent, ces pierres sont l'expression d'un passé tragique, d'histoires individuelles oubliées, de traces d'aventures collectives qui ont incarné la résistance à l'oppression durant les années noires. Ces pierres témoignent du courage, de la solidarité, la fraternité, la lutte pour la liberté et la République, mais aussi de l'injustice, la répression, le chaos et la catastrophe subis par des catégories de personnes persécutées pour ce qu'elles étaient.
Ces plaques, stèles et monuments illustrent l'intensité des événements sur le sol de la Haute-Garonne durant la Seconde Guerre mondiale. Ces traces d'histoire et de mémoire révèlent l'importance de la Résistance sous toutes ses formes. Il n'existe pas de liste exhaustive de ces témoignages de pierre, du fait que son expression reste à l'initiative de collectivités, d'associations ou de particuliers depuis 1944 jusqu'à aujourd'hui.
Ce livre vous propose donc de voyager dans le temps et dans l'espace à la découverte de ces lieux d'histoire et de mémoire. À partir des archives publiques et privées ainsi que des collections et de la documentation du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Haute-Garonne, ce guide fait le récit des histoires, tente d'humaniser ces monuments et de mettre un visage sur un nom pour rendre hommage à celles et à ceux qui ont souffert, lutté pour leur vie et celle des autres. -
Raymond Naves ; un humaniste en résistance
Pierre Petremann
- Loubatieres
- Libre Parcours
- 8 Octobre 2020
- 9782862667782
Premier ouvrage consacré à ce résistant toulousain de la première heure dont la vie fut doublement portée par son engagement dans l'enseignement et dans le combat pour la liberté. Citoyen engagé dans le syndicalisme enseignant ainsi que dans le mouvement socialiste, dans la droite ligne de Jaurès, il prit part à tous les combats sociaux et politiques de l'avant-guerre. Désemparé par la défaite, refusant l'armistice et la fin de la République, il s'engage en résistance au sein du Comité d'Action Socialiste et du réseau Brutus. Désigné par le Comité départemental de libération de la Haute-Garonne pour être le maire provisoire de Toulouse à la Libération, l'occupant ne lui en laissera pas le temps. Il est arrêté à son domicile en février 1944 et déporté à Auschwitz où il disparaît sans que son corps ne soit jamais retrouvé.
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Ils ont dit non à l'abandon des harkis
Fatima Besnaci-Lancou, Houria Delourme-Bentayeb
- Loubatieres
- 15 Septembre 2022
- 9782862668093
En 1962, à la fin de la guerre d'Algérie, des femmes et des hommes ont mis toute leur énergie et leurs ressources à sauver des milliers de familles de harkis menacés de mort. Militaires le plus souvent, mais pas seulement, ils ont parfois impliqué leur propre famille, leurs relations amicales ou professionnelles, pour déployer une impressionnante chaîne humaine afin d'assurer ce sauvetage en urgence. Beaucoup étaient sur le terrain, de part et d'autre de la Méditerranée, afin d'entourer et accompagner ces familles. Par leurs actes non violents et en opposition aux ordres des hautes autorités civiles ou militaires, ils ont non seulement sauvé?des exactions près de 43 000 personnes, dont plus de la moitié étaient des enfants, mais ont aussi contribué à influencer, et parfois modifier, les décisions des autorités de 1962.
Cet ouvrage recueille le témoignage direct de neuf hommes et d'une femme - ils ont entre 81 et 92 ans, mais leurs souvenirs sont intacts - et rappelle les actions de onze autres aujourd'hui disparus.
Il est préfacé par Jacques Frémeaux, historien, spécialiste de l'histoire coloniale, et postfacé par Benoît Falaize, chercheur correspondant au Centre d'histoire de Sciences Po Paris. -
Harkis au camp de Rivesaltes ; la relégation des familles (septembre 1962-décembre 1964)
Fatima Besnaci-Lancou
- Loubatieres
- 27 Juin 2019
- 9782862667713
Au lendemain de la signature des Accords d'Évian, le 18 mars 1962, des harkis et leurs familles font l'objet de violences de la part de membres du Front de libération nationale (FLN). Dès l'indépendance de l'Algérie, le 3 juillet 1962, la situation s'aggrave. Des dizaines de milliers d'entre eux sont tués, d'autres milliers sont emprisonnés, quand presque tous les autres sont mis au ban de la société. Il est reproché aux hommes leur "engagement" sous le drapeau français. Par ordonnance française du 21 juillet 1962, ils perdent leur nationalité française.
Entre juin 1962 et fin 1963, malgré les mesures prises par les autorités françaises pour les maintenir dans l'Algérie indépendante, environ 90 000 personnes (hommes, femmes et enfants) traverseront la Méditerranée pour se réfugier en France. Accueillis par des militaires français, près de 43 000 vont transiter par des camps en Algérie, puis par ceux implantés en France. Ces familles seront traitées en "réfugiés" à surveiller et non en "rapatriés" comme les Européens qui, eux aussi, ont dû quitter l'Algérie. Autour de 22 000 personnes - soit plus de la moitié - seront reléguées dans le camp de Rivesaltes. Ce chiffre fait de Rivesaltes le lieu le plus emblématique dans l'histoire de l'exil des familles de harkis.
Cet ouvrage réunit dix-sept tranches de vie comme autant de témoignages qui illustrent la tragédie des familles de harkis à la fin de la guerre d'Algérie. Onze femmes et six hommes partagent l'expérience d'une vie de souffrances dans ce camp pour y avoir été relégués, entre quelques mois et deux ans.
Fatima Besnaci-Lancou est docteur en histoire contemporaine, spécialiste de la guerre d'Algérie et ses suites. Elle est membre du Conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes. Elle a reçu le Prix Seligmann 2005 contre le racisme.
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La prostitution au Moyen Age ; le commerce charnel en Midi toulousain (XIIIe-XVIe siècle)
Agathe Roby
- Loubatieres
- 11 Février 2021
- 9782862667805
Durant le second Moyen Âge, le commerce charnel connaît un changement important, matérialisé par l'instauration d'établissements publics abritant la prostitution, justifiés par la nécessité d'organiser un lieu destiné à canaliser les amours vénales.
Cette prostitution institutionnalisée apparaît dans un contexte de développement urbain et, dans le Midi toulousain, de réapparition du modèle du consulat.
La manière dont est organisée la prostitution, qu'elle soit institutionnalisée ou qu'elle échappe au contrôle des autorités laïques et ecclésiastiques, permet d'observer la société médiévale dans son ensemble: de l'action des pouvoirs politiques à la répartition des espaces de vénalité dans les villes comme à la campagne, en passant par l'étude des différents acteurs du monde prostitutionnel.
Agathe Roby nous offre ici, en même temps qu'une étude historique documentée, une plongée dans la vie quotidienne au Moyen Âge.
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Mémoire gravée ; Pierre Provost-Buchenwald 1944-1945
Provost Gisele
- Loubatieres
- Libre Parcours
- 25 Mai 2016
- 9782862667386
Graveur de talent avant guerre, Pierre Provost arrive à Buchenwald en janvier 1944. Il y trouve la force et les moyens de graver quelques objets et quelques médailles, ce qui était son métier. Il lui fallait être à l'abri des regards, posséder les outils nécessaires et la matière à transformer. Face à la machinerie nazie, la mécanique de la solidarité des détenus se met en place. Elle lui fournit les moyens d'exprimer son art. Il met cet art au service de ses compagnons de captivité. C'est sa manière de continuer à résister. » Dominique Durand, Comité International de Buchenwald-Dora.
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Comprendre la route : Imaginaires, sens, innovations
Mathieu Flonneau, Frédéric Monlouis-Félicité, Catherine Bertho-Lavenir, Aurélien Bellanger
- Loubatieres
- 2 Janvier 2026
- 9782862668345
Venu à Cerisy par la route, un groupe réunissant des experts, des spécialistes du monde académique, des professionnels et des artistes a abordé la route comme vecteur commun et universel de mobilité et d'échanges. Ses imaginaires, ses sens, ses innovations et ses appropriations ont été analysés, discutés.
Avec empathie et réflexion, dans un contexte de contestation, à l'heure de la transition écologique et dans un temps d'urgence au cours duquel la route doit se réinventer, ses perceptions et ses réalités ont été explorées. Représentée au cinéma, en photographie ou en littérature, la route a été également posée comme un lieu de conflits politiques et sociaux. Sous les regards de deux grands témoins éclairés, l'historienne-médiologue Catherine Lavenir et l'écrivain Aurélien Bellanger, les travaux restitués dans cet ouvrage permettent d'éclairer un enjeu peu exploré mais essentiel.
Ce colloque entendait prendre date dans l'actualité?: la reconnaissance de l'intelligence et de la permanence des routes (et des rues), d'hier à aujourd'hui et demain, est un point de départ de la réflexion contemporaine sur les mobilités. -
Les Républicains espagnols à Rivesaltes ; d'un camp à l'autre, leurs enfants témoignent
Geneviève Dreyfus-armand
- Loubatieres
- 27 Août 2020
- 9782862667720
A partir de janvier 1941, des familles de républicains espagnols arrivent au camp de Rivesaltes. Certains ont déjà connu de multiples camps entre 1939 et 1944, transférés sans cesse de l'un à l'autre. Longtemps passé sous silence, cet enfermement de familles entières resurgit ici dans les mémoires et dans l'histoire. Si les hommes sont incorporés dans les groupements de travailleurs étrangers mis en place par le régime de Vichy, femmes et enfants restent confinés dans ce lieu inhospitalier, glacial en hiver et torride en été, où règnent la promiscuité, l'insalubrité et la faim.
Où la mort rôde, notamment autour des enfants les plus jeunes, malgré l'aide apportée par des oeuvres d'assistance dépassées par l'ampleur de la tâche. Douze témoignages émanant de cinq femmes et de sept hommes, nés entre 1924 et 1939, évoquent cet univers d'enfermement et d'arbitraire. Ils sont présentés, contextualisés et mis en perspective par Geneviève Dreyfus-Armand, historienne spécialiste de cet exil.
En coédition avec le Mémorial du camp de Rivesaltes, collection " Récits et témoignages ", sous la direction scientifique de Denis Peschanski, historien.
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Que sont mes amis devenus : un adolescent en résistance
Christian Bouhours
- Loubatieres
- 16 Mars 2023
- 9782862668147
En 1940, Christian Bouhours a quinze ans. Il a perdu son père quelques années auparavant et habite Toulouse avec sa mère depuis 1937. Malgré son jeune âge, il entre dans la résistance très vite après la débâcle. Il est embauché au central téléphonique de la poste de Toulouse en 1943, puis s'engage dans l'armée après la libération de Toulouse en août 1944. Il sera démobilisé en octobre 1945. Cet ouvrage est à la fois son témoignage au coeur de la résistance toulousaine et celui de la construction d'un jeune homme face à l'adversité d'événements qui le dépassent.
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Fernand Pifteau : la passion du patrimoine écrit toulousain
Collectif
- Loubatieres
- 18 Mai 2023
- 9782862668079
Fernand Pifteau (1865-1942) n'a guère laissé de traces dans la mémoire toulousaine. Il a pourtant constitué une collection singulière et éclectique, qui est une composante essentielle du patrimoine culturel toulousain et une véritable mine pour l'histoire locale. Ce bibliophile atypique a exercé plusieurs métiers, dont celui de négociant en charbon et d'antiquaire, mais n'a connu qu'une seule passion: le patrimoine écrit et graphique du pays toulousain. Il a ainsi collecté plusieurs milliers de documents écrits ou graphiques datés du XVe au XXe siècle, sur des sujets et sous des formes variés. On trouve dans sa collection aussi bien des livres anciens, des gravures, des manuscrits et des journaux, qu'un patrimoine plus modeste et plus éphémère, dont il ne reste souvent que peu de traces: brochures de quelques pages, libelles, actes officiels, prospectus, programmes, photographies, images de piété, factures à en-tête, cartons d'invitation... Fernand Pifteau a aussi laissé de nombreuses notes, principalement sur son sujet de prédilection: l'imprimerie toulousaine du XVe au XIXe siècle. À travers une sélection de documents rares ou uniques, cet ouvrage et l'exposition qui l'accompagne proposent une mise en lumière de cette riche collection encore trop méconnue, désormais conservée à la bibliothèque universitaire de l'Arsenal de l'université Toulouse Capitole.
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L'antifranquisme en France (1944 à 1975)
Violette Marcos
- Loubatieres
- Libre Parcours
- 19 Avril 2013
- 9782862666860
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les opposants à la dictature de Franco reprirent la lutte pour mettre à bas ce régime. Empruntant des voies diverses, selon leurs origines politiques et selon les moments et les circonstances, ils ne cessèrent, trois décennies durant, d'exiger et de se battre pour obtenir le départ de celui qui avait pris le pouvoir par la force. Ce livre retrace l'histoire de l'anti-franquisme en France, de la fin de la Seconde Guerre mondiale à la mort de Franco : mouvements, luttes, actions, grandes figures et témoignages.
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Le 14 octobre 1659, Louis XIV entre à Toulouse par la porte de L'Isle, dans le quartier Saint-Cyprien, et comme l'ont fait ses aïeux, jure devant les huit capitouls de respecter les privilèges éternels de la ville.
Le roi est en chemin pour Saint-Jean-de-Luz où il va épouser l'Infante d'Espagne. Il séjourne plusieurs semaines à Toulouse et découvre l'une des plus grandes villes de son royaume.
Comme dans ses ouvrages précédents, Jacques Arlet aborde les grands thèmes qui font le quotidien de Toulouse sous le règne de Louis XIV : le pouvoir, la justice, la religion, l'enseignement, le commerce, les arts... ; les grands événements et la petite histoire. L'ensemble compose un tableau vivant de cette période phare de l'histoire de France et de l'influence du règne du Roi Soleil sur l'ancienne capitale du Languedoc.
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Toulouse au temps des Trente Glorieuses
Rémy Pech
- Loubatieres
- Au Temps Des Trente Glorieuses
- 14 Novembre 2016
- 9782862667270
Entre 1945 et 1975, Toulouse est un curieux mélange entre un proche passé encore empreint de ruralité, et une aspiration à la modernité et à la vie citadine. Ce contraste se lit dans l'architecture comme dans la vie quotidienne, dans les activités artisanales comme dans l'expansion industrielle. Mais Toulouse est aussi, déjà, une ville ouverte sur le monde, où se croisent personnalités politiques internationales et vedettes de la chanson et du cinéma.
De nombreuses photographies et documents, pour la plupart encore inédits, illustrent chaque thématique - politique, urbanisme, commerce, industrie, vie quotidienne, enseignement, culture et sport. Ils sont accompagnés de notices détaillées et précédés d'une présentation qui en restitue le contexte toulousain dans ses aspects historiques et culturels.
Toulouse comme vous avez oublié l'avoir connu,Toulouse au temps des Trente Glorieuses comme vous si vous étiez.
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La plantation Reiset au Lamentin : Une habitation en Guadeloupe au XIXe siècle
Nelly Schmidt
- Loubatieres
- 5 Septembre 2024
- 9782862668369
Les archives des plantations sont des sources fondamentales pour l'histoire de la traite et de l'esclavage. Celles de la plantation Reiset, conservées aux Archives nationales d'outre-mer à Aix-en-Provence, constituent un ensemble unique, car elles permettent une approche de la réalité de la vie sur une plantation sur une longue période, de 1823 à 1864.
Au fil de la correspondance envoyée par les géreurs de la plantation - Georges Giraud puis Xavier Reiset - aux propriétaires restés en métropole, on pénètre le quotidien du monde des planteurs, et on parvient, grâce aux registres des travaux ou aux inventaires, à capter des bribes de la vie des esclaves.
Au total, plus de 560 esclaves de tous âges ont vécu, travaillé et sont morts sur cette exploitation pendant la première moitié du xixe siècle. Les documents disponibles permettent de suivre le destin d'une majorité d'entre eux jusqu'au moment où, à partir du mois d'août 1848, les 136 présents sur l'exploitation se rendent au bureau de l'état civil de la commune pour échanger leur numéro matricule contre un patronyme et un acte de liberté.
Le témoignage brut que constituent les lettres des géreurs de la plantation du Lamentin compose un quasi-reportage historique sur le quotidien cru du monde des planteurs et de l'esclavage.
Le texte publié ici est l'un des derniers manuscrits de l'historienne Nelly Schmidt (1949-2021), directrice de recherches au CNRS, spécialiste de Victor Schoelcher et des abolitions de l'esclavage. Il a été mis en forme par Isabelle Dion à partir des différents manuscrits de l'autrice. -
L'Ofpra, 70 ans de protection des réfugiés : patrie perdue, pays d'asile
Collectif
- Loubatieres
- 20 Octobre 2022
- 9782862668055
Ce livre est né d'une occasion - les 70 ans de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, créé par la loi du 25 juillet 1952 - et d'un projet - celui d'ouvrir à un public plus large que celui des seuls spécialistes une fenêtre sur l'histoire contemporaine de l'asile en France.
De la protection des réfugiés et apatrides d'Europe de l'Est dans le contexte de la guerre froide aux enjeux de la période actuelle, c'est l'arc des sept décennies écoulées que le lecteur est invité à parcourir - et même davantage, car l'histoire de l'Ofpra ne se comprend pas indépendamment de celle des organismes qui l'ont précédé et dont il reprend l'héritage lors de sa création.
L'ouvrage, qui a bénéficié de l'important travail de valorisation des archives de l'Ofpra au cours de la période récente, dont témoigne notamment sa riche iconographie, rassemble des contributions d'historiens et de praticiens de l'asile, mais donne aussi la parole aux réfugiés eux-mêmes et à leurs descendants. Il fait la part belle aux parcours de vie de ces derniers, car il importe de se souvenir toujours que, derrière les grands nombres des déplacements forcés de l'époque contemporaine - plus de 100 millions de personnes actuellement déracinées de par le monde, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés -, il y a autant de destins individuels, marqués par le tragique de l'exil, mais aussi porteurs de l'espoir d'une vie nouvelle. -
La « pensée la plus profonde » n'a pas de nom et pourtant tous les mots la confessent secrètement, toutes les phrases, en leur mouvement de « fuite/fugue », s'avancent vers elle dans l'espoir de la circonscrire: le langage en son entier est sillage, mais « sillage » qui ne remonte jamais l'erre du beau navire du sens. Ai-je une seule fois « rencontré l'objet de (ma) quête »: mis dans le mille de sa mystique cible ? Il faut croire en tout cas que je l'ai « au moins (une fois) fugitivement aperçu » : car sinon je n'aurais pas trouvé en moi les ressources nécessaires pour rédiger cette immense Profondeur... et son « grand récit » serait, selon, resté lettre morte ou devenu (insignifiant) « petit traité ».
Et voici qu'à présent, pour seulement continuer d'écrire: poursuivre la composition de son « Art de la fuite/fugue » (de ses propres phrases), le scripteur d'un tel océan textuel se doit de s'engager sur le chemin de ce Recherche extrême; et chemin qui est aussi celui, plus personnel et comme musical-pensif, de son propre « sombrement »: « Sur cette fugue où se trouve le nom (du scripteur) en contre-sujet (a sombré) l'auteur ». On commence d'écrire quelque chose comme L'Europe et la Profondeur - en se disant qu'une fois sa rédaction achevée on aura loisir de passer à d'autres travaux (plus « lisibles » et moins « a-byssaux ») -, et puis voilà que, sur le chemin d'une telle exploration (scripturaire): pour avoir seulement entraperçu une fois le fuyant/« fugitif objet de notre quête », on découvre que ce n'était pas nous qui écrivions le livre : seulement le pur scripteur (en nous) ; c'est-à-dire celui qui, pour avoir été seulement une fois visité-de « la pensée la plus profonde », ne peut plus faire autrement que de continuer de rédiger son « impossible/démesuré » ouvrage. -
" Deux peuples se côtoient et vont l'un sur un rivage, l'autre sur l'autre rivage parallèle.
Une mer les sépare. Cette mer, c'est la mer mentale primordiale, la Mer des Mers en quelque sorte : la Méditerranée. Sur la rive sud de la Méditerranée, il y a, majoritaires à partir de la fin du VIIe siècle A.D., les Arabes; sur sa rive nord, parmi d'autres peuples qui seront dits un jour européens, il y a les (bientôt) Français. Ces deux peuples, séparés géographiquement par la mer, qui est divinité, seront souvent rapprochés et parfois même réunis par l'autre déesse qui gère le destin des communautés humaines : l'histoire.
Il faudrait, dans certaines circonstances, écrire certains mots déterminants avec une initiale majuscule : la Géographie et l'Histoire, entités mêlées à la conscience des hommes et qui brassent leur destin, sont dans le cas des Arabes et des Français comme deux poumons qui leur permettent de respirer le même air partageable. " (Salah Stétié)
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Journal de marche d'un biffin : 2 août 1914 - 19 février 1919
Louis Viguier
- Loubatieres
- 14 Septembre 2013
- 9782862666907
Le livre est la transcription fidèle et exhaustive des carnets de guerre de l'adjudant Louis Viguier, couvrant, ce qui est rare, toute la durée de la guerre depuis sa mobilisation en août 1914 jusqu'à sa démobilisation en février 1919. Outre la liberté de ton, l'originalité du témoignage de Louis Viguier tient également au fait qu'il est parti muni de son appareil photo, avec lequel il a saisi, à la manière du reportage, le quotidien de la guerre.
Les carnets et les photographies ainsi que de nombreux papiers (ordres, comptes rendus, cartes, messages) constituent un document particulièrement complet et évocateur.
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En tous sens : circuler, partager, sécuriser
Mathieu Flonneau
- Loubatieres
- 7 Juillet 2022
- 9782862667706
Fruit d'un travail de recherche approfondi, à la croisée de l'histoire et des sciences humaines et sociales, ce livre se donne pour mission de nous faire entrer dans le monde riche et passionnant des signes et des équipements de la route et des rues.Des voies gallo-romaines aux infrastructures de transport connectées, de la célèbre Nationale 7 à l'US Route 66, des grandes places parisiennes aux plus petites routes de campagne, les équipements de la route jouent un rôle central, complexe et permanent à travers les époques : celui d'orienter et de guider, d'informer et de rendre l'espace public lisible, plus sûr et apaisé.Racontée avec passion, assortie d'une iconographie fourmillante et de nombreuses anecdotes, portée par un nouveau personnage sympathique, Cerf Futé, l'histoire à la fois pittoresque et sérieuse de cet écosystème nous emmène à la rencontre de femmes et d'hommes qui ont fait la route en combinant des savoir-faire quasi ancestraux et des innovations insoupçonnées.
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Cet Événement de la vérité, quinzième tome de L'Europe et la Profondeur, peut d'abord être abordé par son lecteur comme une sorte de « bloc de pure métaphysique » - où il serait notamment procédé aux analyses des notions de « monde (con-figuré) et d'univers (in-différencié) », voire à celles de « (strict) littéraire » et de « (pur) scripturaire » introduites par l'auteur dans le cours de l'écriture de son tome précédent, Le Bruit du temps - ; même si, comme d'habitude dans le « grand récit » de Pierre Le Coz, se sont glissées, dans les interstices de telles méditations, souvent abyssales et vertigineuses, des considérations relevant, elles, de l'actualité la plus pratique et la plus brûlante de notre temps : c'est ainsi qu'on trouvera notamment, dans cet Événement, une longue et peu ou prou étonnante analyse consacrée à cette révolte des « Gilets jaunes »... qui éclata justement dans le moment de la rédaction de l'ouvrage. Tout se passant comme si, plus le « scripteur » de celui-ci s'efforçait de se cantonner au strict domaine « philosophique », plus son « époque sienne », par le déclenchement de certains « Événements », toujours imprévisibles et in-opinés, le ramenait à cette vérité que, si la pensée ne cherche pas à opérer dans son siècle, son illustration est parfaitement vaine et dénuée de tous « (réels) motifs ». En effet, qu'elle se développe en les divers modes, selon, de ce « métaphysique », ou de ce « théologique », voire de ce « politique », etc., cette pensée ne peut faire autrement, pour opérer un tel déploiement de ses thèses, que de toujours se nourrir-de/revenir-à cette « vérité »... dont « l'Événement » lui est précisément fourni par ce qui, dans l'époque qui est la sienne, ad-vient concrètement. Si la rédaction de l'« océan textuel » de cette immense Profondeur a quelque sens, celui-ci ne peut trouver ses source et direction que dans l'attention, à la fois détachée et passionnée, que son « scripteur » apporte à ceux, grands ou petits, dont il est le contemporain ? Et si cette « vérité » a quelque chance de venir dans le monde, elle ne peut le faire qu'en épousant le mouvement, non tant d'une « révélation » que d'une effectuation... de son « Événement »-même - dont les acteurs de ce temps sont, en quelque rang politique ou philosophique dans lesquels ils se rangent, d'abord les témoins.
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Fortification et pouvoirs souverains (1180-1340) : architecture fortifiée et contrôle des territoires au XIIIe siècle
Collectif
- Loubatieres
- 25 Mai 2023
- 9782862668130
Le réseau fortifié de la sénéchaussée royale de Carcassonne, organisé autour de la Cité, surplombe les contreforts de la Montagne noire et des Corbières et constitue aujourd'hui un superbe ensemble patrimonial. L'architecture y prolonge la roche dans un élan vertical s'imposant sur les paysages. Ce spectaculaire ensemble de monuments est emblématique de l'essor des systèmes de fortifications conçus par les pouvoirs souverains pour maîtriser, défendre et contrôler leurs territoires contre les ennemis intérieurs et extérieurs. Le colloque de Carcassonne de 2021 s'était donné pour objectif de rassembler historiens, architectes et archéologues de toute l'Europe pour comparer des systèmes souverains équivalents, situés sur le continent européen, aux XIIIe et XIVe siècles. Le présent volume rend compte de l'extraordinaire richesse de ces échanges. De la vie quotidienne à la vie de siège, de la taille de la pierre à la mise en oeuvre de projets complexes, de l'administration à la maîtrise d'oeuvre, tous les aspects de la vie de ces réseaux fortifiés ont été évoqués, dans des contextes éminemment différents. Ils ont permis de montrer à quel point l'ensemble carcassonnais est symbolique d'un mouvement européen, voire mondial, d'appropriation et d'organisation des espaces par les sociétés médiévales.
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Pour la composition de cet ouvrage, les conservateurs des Archives municipales de Toulouse ont sélectionné les documents les plus remarquables de leur fonds, sur leur importance historique, leur qualité esthétique, leur caractère exceptionnel ou insolite.
Le coeur du livre est constitué par les documents eux-mêmes, reproduits au plus proche de l'original, que le lecteur peut scruter et interroger à loisir. Chaque document fait l'objet d'une notice développée situant son contexte et son importance documentaire, nourrissant et éclairant la curiosité du lecteur.
C'est une nouvelle manière d'aborder l'histoire de la ville qui nous est proposée ici.