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Que sais-je ?
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Les origines du conflit israélo-arabe (1870-1950)
Georges Bensoussan
- Que sais-je ?
- Que Sais-Je ?
- 18 Janvier 2023
- 9782130794899
Le conflit israélo-arabe, dont l'actualité est surabondamment couverte par les médias, demeure paradoxalement mal connu dans sa genèse, recouverte par des strates d'une histoire mythifiée, légende dorée des uns, légende noire des autres.
C'est au sortir de la Première Guerre mondiale que se cristallise ce qui n'est pas seulement le choc de deux nationalismes, mais un affrontement culturel recouvert par un « conflit religieux » et d'innombrables polémiques sur la nature du projet sioniste. Mais c'est en étudiant la façon dont, bien avant 1914, le conflit prend forme au sein des élites arabes, dans la vieille communauté juive séfarade et parmi les sionistes d'Europe orientale, que se dessinent les enjeux et les discours du XXe siècle.
Ces discours, dominés par la propagande, Georges Bensoussan montre qu'ils sont à mille lieues d'une véritable connaissance historique enracinée dans la longue mémoire des peuples. Ce faisant, il met en lumière l'importance de l'histoire culturelle et de l'anthropologie dans la connaissance d'un conflit vieux de cent quarante ans, dont aucun des schémas explicatifs classiques (du « nationalisme » au « colonialisme » et à l'« impérialisme ») n'est véritablement parvenu à rendre compte. -
Dans son Portrait d'un Juif , Albert Memmi, inventeur de la notion de judéité, se demande : « Avec quel pays, quel coin de la terre, suis-je sûr, moi, de coïncider ? » Beaucoup de juifs, hier comme aujourd'hui, répondraient avec enthousiasme : la France. C'est cette histoire de coïncidences - et aussi de dissonances - entre les juifs et la France, depuis le début de leur émancipation au XVIII e siècle, que retrace cet ouvrage.
Il s'agit de penser cette histoire dans sa pluralité et de se demander quel modèle de symbiose, souvent appelé « israélitisme », s'est mis en place, à tel point qu'un dicton yiddish en vint à affirmer que les juifs étaient « heureux comme Dieu en France ». Qu'en reste-t-il depuis Vichy et la Shoah ? Les juifs sont depuis lors contraints de se réinventer et de repenser régulièrement leur place en France, que la permanence de l'antisémitisme rend régulièrement incertaine.
Autant de questions, en forme d'aller-retour constant entre le singulier et l'universel, que Jérémy Guedj balaie en multipliant les points de vue et les sources, où les juifs donnent souvent le pouls de la France.
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Les 100 légendes de la mythologie chinoise
Rémi Mathieu
- Que sais-je ?
- Que Sais-Je ? Les 100 Mots
- 16 Avril 2025
- 9782715426504
Bienvenue au « pays du milieu du monde » ! Contrairement à l'opposition grecque entre muthos et logos , on trouve en Chine un continuum entre récit historique et construction du monde cosmique et humain. À la question « Les Chinois ont-ils cru à leurs mythes ? », on peut sans nul doute répondre par l'affirmative, tant l'espace géographique et historique est encore rempli des exploits de leurs héros.
Alors que ces récits existaient avant l'apparition de l'écriture, à partir de Confucius, les lettrés s'emploient à rationaliser ces mythologies pleines d'esprits, de forces maléfiques et de personnages mi-hommes mi-bêtes qui s'insèrent difficilement dans les choix de leur père spirituel : le mythe cosmogonique initial se transforme ainsi en simple légende locale. Cette relecture parfois moralisatrice trouve une place particulière dans le Shanhaijing, Classique des montagnes et des mers , principale source de la mythologie chinoise.
En 100 légendes, Rémi Mathieu nous invite à découvrir un monde dans lequel se côtoient dieux, esprits, singes, oiseaux et dragons dans des paysages aux mille merveilles.
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Dans les années 1950 et 1960, au États-Unis, des psychologues conceptualisent le « genre » afin de médicaliser l'intersexualité et la transsexualité. Au cours de la décennie suivante, des féministes s'emparent du terme pour dénaturaliser la féminité. De catégorie normative, le genre devient dès lors un outil critique.
Depuis une dizaine d'années, les études de genre (gender studies) font l'objet de débats et de critiques. Éric Fassin, l'introducteur en France des travaux de Judith Butler, revient sur la nature ambiguë du genre, à la fois normatif et critique.
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Fallait-il que Napoléon III s'allie avec l'Angleterre en 1853 et fasse une guerre coûteuse et sanglante à la Russie pour sauver l'Empire ottoman ? Ainsi présentée, la question de l'enjeu de la guerre de Crimée (1853-1856) a suscité l'incompréhension et même l'hostilité contre le Second Empire, surtout à l'époque de l'alliance franco-russe. Aujourd'hui encore, le sujet donne lieu à des interprétations très diverses, sans compter les relectures idéologiques liées à la politique actuelle de la Russie.
Au-delà de l'histoire militaire, Yves Bruley propose une approche plus large, à l'échelle des relations internationales. Il montre que cette guerre a été un point de bascule pour le système international et nous pousse à nous interroger : la question d'Orient, c'est-à-dire le sort de l'Empire ottoman, devait-elle se régler directement entre la Russie et la Turquie ou était-elle bel et bien une question d'intérêt général relevant du Concert européen ? -
Les Druzes forment l'une des communautés ésotériques les plus méconnues du monde musulman. Ils représentent aujourd'hui une minorité infime au Liban, en Syrie et en Israël. Leur doctrine religieuse, élaborée dans le Caire fatimide du XI e siècle, ne cesse pourtant de susciter la curiosité de leurs voisins et de développer l'intérêt du monde occidental. Érigée en modèle social fermé mais aussi normatif à la fin du XV e siècle, la communauté druze continue d'interroger, d'un côté, sur ses relations avec l'Islam, et, de l'autre, sur son attitude à l'égard du pouvoir central et de ses institutions.
Wissam H. Halawi propose dans cet ouvrage de renouveler notre connaissance de l'histoire culturelle et politique des Druzes, dont l'historiographie savante s'est jusqu'alors surtout penchée sur la représentation anthropologique de leur société et sur leur livre saint, la Hikma , communément connu sous le nom d' Épîtres de la Sagesse. Il examine l'émergence historique et sociale du mouvement druze, se penche sur les racines de sa doctrine ésotérique ainsi que sur la formation de son école doctrinale de droit islamique et décrit les modes de transmission de son savoir. Il tente ainsi de répondre à certaines questions : quelle relation la religion et la doctrine juridique des Druzes entretiennent-elles avec l'Islam sunnite et shi'ite ? Allah incarne-t-il le divin ? Le Coran est-il une source de droit druze ? -
Symbole de modernité, muse littéraire, figure du prestige français, haut lieu touristique, Notre-Dame de Paris s'impose comme un véritable emblème national et participe au rayonnement de la France. À la fois propriété de l'État et de l'Église, les pouvoirs temporel et spirituel s'y articulent.
Depuis plus de 1 000 ans, ce bâtiment est témoin de nombreux événements historiques marquants. Pourtant, la cathédrale a fait l'objet de recherches archéologiques incomplètes, ce qui en fait un monument encore mal connu. Cinq ans après le terrible incendie qui a suscité une sidération mondiale, et à la veille de sa réouverture au public en décembre 2024, la grande historienne Claude Gauvard retourne aux origines de la construction de la cathédrale et nous livre sa fascinante histoire du Moyen Âge jusqu'aux travaux de Viollet-le-Duc.
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Loin de n'être qu'un simple besoin de sommeil, la fatigue est un phénomène étonnamment polymorphe, prenant des formes aussi diverses que l'erreur humaine, l'épuisement professionnel, la dépression ou la fatigue sociale, avec une prédominance des sentiments d'usure, d'impuissance, d'impossibilité à continuer, d'irritation, de saturation ou, au contraire, de vacuité. La fatigue embrasse un vaste panorama d'expériences, allant de la sensation délicieuse ou du désagrément passager à la souffrance existentielle. Elle est ainsi susceptible de porter ses effets aussi bien dans la sphère intime que dans l'arène collective ou politique, provoquant de l'apathie, de l'agitation, de la résignation-prostration ou même de la révolte. Philippe Zawieja se penche sur ses symptômes et ses causes, et s'interroge : ce fléau n'est-il pas un marqueur de notre civilisation actuelle ?
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Parmi les grands courants de pensée de l'histoire contemporaine, le marxisme occupe une place à part. Né après la mort de Karl Marx dans le contexte de développement des partis ouvriers, le marxisme est devenu l'une des idéologies les plus influentes du XX e siècle, revendiquée par des régimes politiques et de nombreux intellectuels de sensibilité diverse.
Le présent « Que sais-je ? » rend compte de son importance à l'échelle d'un siècle et demi, tant au niveau théorique qu'en matière de retentissement politique.
Tour à tour, Jean-Numa Ducange expose les principes fondamentaux du marxisme tels qu'ils se développent dans les années 1880-1890. Puis il présente ses multiples déclinaisons au XX e siècle, depuis sa version stalinienne la plus rigide jusqu'aux nombreux courants critiques qu'il nourrit intellectuellement pendant des décennies. Enfin, il rend compte des trente dernières années, tout particulièrement l'éclatement en « mille marxismes » après la chute du mur de Berlin, soit la période de son incontestable déclin, contrebalancé néanmoins par quelques renouveaux récents dans le contexte de la crise du capitalisme.
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Situé entre le Néolithique, qui voit naître le monde agricole, et l'Âge du fer des Celtes, souvent plus familier, l'Âge du bronze (- 2300 / - 800 environ en Europe et plus précocement au Proche-Orient) est quelque peu invisibilisé. Il tient effectivement une place à part dans les chronologies historiques. Si l'on trouve sa terminologie dès l'Antiquité, son identification archéologique remonte au XIX e siècle et a fait l'objet de nombreux débats, non sans de tenaces anachronismes.
L'Âge du bronze marque pourtant une époque florissante en Europe et dans les régions septentrionales. Le bronze, qui lui donne son nom, présente des caractéristiques complexes et mobilise des échanges à longue distance et des artisans d'exception. Cet alliage a ainsi entraîné de profondes mutations dans les domaines économiques, sociétaux, culturels et bien d'autres encore.
À la lumière des connaissances actuelles, Anne Lehoërff livre la chronologie, le cadre historique et les thématiques-clés d'une période protohistorique majeure, et de conclure sur cette question : l'Âge du bronze est-il universel ? -
Les 100 mots de la Révolution francaise
Hervé Leuwers
- Que sais-je ?
- Que Sais-Je ? Les 100 Mots
- 19 Mars 2025
- 9782715429628
Dès les années 1790, des auteurs comme Chantreau et Domergue s'étonnent du nombre de mots qui apparaissent, ou voient leur acception se transformer, pour dire les espoirs et les peurs de leurs contemporains, les innovations législatives, les conflits aussi.
En présenter une sélection, c'est inviter à une dépaysante plongée dans la culture et les bouleversements de cette époque, en portant une attention particulière à ses acteurs collectifs (montagnards, septembriseurs...), ses institutions emblématiques (Tribunal révolutionnaire, département, etc.), ses symboles (bonnet rouge, cocarde, etc.), sa conception de la vie publique (vote, pétition, etc.) ou encore à certains événements (Vendée, Terreur...), qui demeurent douloureux dans la mémoire collective.
À la manière de Chantreau et Domergue, convaincus qu'avait commencé une régénération de la langue française, Hervé Leuwers rappelle combien la compréhension de la Révolution et de ses legs passe par l'examen de ses mots.
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Cyberviolence, cyberagression, cyberharcèlement : autant de termes qui renvoient à la violence en ligne sans qu'une définition consensuelle soit arrêtée, ce qui témoigne de la difficulté de la qualifier. Les agressions en ligne - communément appelées cyberviolences - s'imposent néanmoins comme un problème majeur de nos sociétés contemporaines.
Que ce soit en milieu scolaire, en famille, entre amis ou dans le milieu professionnel, les messages agressifs, les humiliations, le dénigrement, les menaces, les sollicitations indésirées ou le harcèlement font partie du quotidien de bien des internautes. Aucun milieu ni contexte personnel ou professionnel n'est épargné ; nous sommes tous concernés. Si, auparavant, l'agression ou l'humiliation étaient la plupart du temps circonscrites au contact avec le ou les agresseurs, la nature de la cyberviolence étend sa diffusion potentielle à une large audience, notamment sur les réseaux sociaux, où elle est continue.
Catherine Blaya fait le point sur un phénomène omniprésent, sur ses différentes formes, ses manifestations et ses conséquences, et elle nous alerte sur la stigmatisation de plus en plus récurrente de communautés spécifiques.
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Gaston Bachelard (1884-1962), un vieux sage de la philosophie ? C'est vite ignorer qu'il fut avant tout un philosophe combattant, héros de la Première Guerre mondiale, puis engagé durant plus de trente ans en faveur de l'avenir de la culture, sur le double front scientifique et esthétique. Son travail culmine à travers une éthique inédite au sens d'un art de vivre : une sagesse du renouveau, respectueuse de la pluralité et de la variabilité des formes de la « vie bonne ». Il nous invite à exercer, selon un rythme alterné, notre raison et notre imagination. Sa méthode, subversive et novatrice, réforma en profondeur la démarche philosophique et influença certains de ses contemporains comme Bergson, Sartre, Merleau-Ponty, Ricoeur ou Deleuze. Gilles Hieronimus retrace le parcours d'un penseur inclassable dont l'approche ouvre sur une philosophie complète, enveloppant une anthropologie, une métaphysique et une éthique renouvelées.
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Philosophe, mathématicien, ingénieur, Ludwig Wittgenstein (1889-1951) est une personnalité majeure de la philosophie contemporaine, qui fait figure de classique. Sa pensée, résolument novatrice, a longtemps été cantonnée à des dichotomies caricaturales ou réduite à des slogans : parler en respectant les règles de la syntaxe logique, respecter la profondeur du silence, « la signification, c'est l'usage », etc. Pourtant, Wittgenstein a véritablement proposé une nouvelle manière de faire de la philosophie, une clarification logique qui dépasse largement l'étiquette de philosophe du langage qui lui est associée. Dans son oeuvre majeure, le Tractatus logico-philosophicus, il bouscule notre rapport à l'éthique et à l'esthétique en déplaçant notre compréhension courante du travail de l'artiste et de l'appréciation esthétique. À sa suite, les Recherches philosophiques nous montrent que les ressources des jeux de langage reposent avant tout sur leur capacité de modélisation des usages de notre langage. Élise Marrou s'emploie à montrer l'ampleur de la méthode de cet immense philosophe et de son retentissement sur l'ensemble des sciences sociales, de la philosophie analytique à l'ethnométhodologie en passant par l'anthropologie.
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Les 100 légendes de la mythologie japonaise
Alain Rocher
- Que sais-je ?
- Que Sais-Je ? Les 100 Mots
- 5 Janvier 2022
- 9782715408395
Compilée dans le Kojiki et le Nihon shoki sur ordre impérial au seuil du VIIe siècle, la mythologie japonaise est presque sans équivalent en Asie : d'une ancienneté avec laquelle seules les traditions chinoises peuvent rivaliser, elle préserve la mémoire de la culture archaïque du Japon tout en constituant un véritable conservatoire de presque toutes les mythologies de l'Asie de l'Est et du Nord-Est.
Terra incognita pour l'Occidental qui, tel Alexandre, ne s'aventure jamais au-delà du monde indien, la mythologie japonaise est pourtant d'une richesse et d'une originalité qui ne le cèdent en rien à ses homologues gréco-romain, nordique ou hindou.
De la création de l'archipel par le couple incestueux Izanaki et Izanami à la descente sur Terre de l'ancêtre de la lignée impériale, en passant par l'origine de la mort ou des céréales, la querelle entre la déesse du Soleil et le trublion cosmique Susanowo, ces légendes, loin d'être un fossile culturel, sont le témoignage d'une pensée mythique restée bien vivante.
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Charles Martel, Pépin le Bref, Charlemagne... la dynastie des Carolingiens est moins obscure qu'il y paraît ! Elle succède aux Mérovingiens et gouverne l'Europe occidentale pendant deux siècles avant de céder sa place aux Capétiens.
Quelle a été sa force ? Mettre en place une collaboration unificatrice avec l'Église romaine et développer de grandes réformes dans les domaines religieux, administratif, législatif et éducatif, qui marqueront durablement le haut Moyen Âge.
Sylvie Joye raconte avec précision et passion le temps des Carolingiens, et nous invite à marcher dans les pas de la deuxième dynastie des rois francs. -
De la Révolution à l'Empire
Albert Soboul
- Que sais-je ?
- La Bibliothèque Que Sais-Je ?
- 14 Mai 2025
- 9782715407688
De la Révolution au Premier Empire, c'est l'avènement de la société bourgeoise et individualiste qu'Albert Soboul met au jour. De la première sortit une génération d'hommes nouveaux, qui formeront le gros du contingent du Directoire. Entre celui-ci et le Consulat, nulle rupture, et certainement pas celle du 18 Brumaire, qui « s'inscrit dans la ligne des coups d'État directoriaux » : dans l'un et l'autre se retrouvent des traits et des acteurs communs. Même le Premier Empire n'advient, aux yeux de Soboul, que par la « force des choses » : pour finir la Révolution, exporter ses principes et ses institutions, pour continuer et gagner la guerre, il fallait un régime fort, comme sous la Terreur, il fallait que « le gouvernement de la République [fût] confié à un Empereur », selon les termes même de la nouvelle constitution. Régime qui ne pourra plus d'ailleurs se passer de la guerre, en raison, dit Soboul, de « l'excès même des ambitions de l'empereur ». On le voit : une vision nourrie de matérialisme historique - selon lequel « les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé » (Marx) - par l'un des plus grands historiens marxistes de la seconde moitié du XXe siècle.
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D'environ - 3000 à - 332, à travers trente dynasties, la civilisation égyptienne s'est développée et a marqué le monde de son empreinte.
Sophie Desplancques présente, au regard des dernières avancées de la recherche, les grandes périodes de l'époque pharaonique. Elle analyse la politique intérieure et extérieure menée par les principaux souverains et offre ainsi au lecteur les moyens d'appréhender l'histoire complexe de l'Égypte ancienne. -
Les 100 mots de la psychologie
Olivier Houdé
- Que sais-je ?
- Que Sais-Je ? Les 100 Mots
- 11 Juin 2025
- 9782715434424
Apprentissage, bébé, cerveau, cognition, QI, mais aussi amour, génie, inconscient, psychanalyse, rêve, rire, sciences cognitives, vérité... En 100 mots, Olivier Houdé nous invite à pénétrer dans notre architecture cérébrale, à décortiquer le développement de l'intelligence humaine, à explorer les méandres de la pensée. Il forge ainsi une magistrale encyclopédie, sérieuse et drôle à la fois, mettant sa discipline à la portée de tous. Il nous montre comment, grâce à des technologies performantes, la psychologie ne s'interdit aucun territoire d'exploration et est entrée en force dans le XXIe siècle.
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Le 13 mai 2024, des émeutes violentes éclatent en Nouvelle-Calédonie. Mené par le bras armé du parti indépendantiste, l'Union calédonienne, ce soulèvement insurrectionnel a pour étincelle l'adoption d'une loi constitutionnelle visant à ouvrir le corps électoral aux élections provinciales.
Cependant, les racines de la violence dans ce territoire, qui a connu près de trente-six ans de paix, sont bien plus profondes. La crise politique, liée à la sortie de l'accord de Nouméa, s'accompagne d'une crise socio-économique, liée à l'extraction du nickel, principale activité de cet archipel français du Pacifique Sud.
Léonor Guilhem éclaire les causes conjoncturelles et structurelles de ces révoltes indépendantistes, inédites depuis la poignée de main symbolique entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur en 1988. Elle se penche sur les spécificités de cette collectivité d'outre-mer, véritable laboratoire institutionnel au sein de la V e République, qui se distingue par un processus de décolonisation unique au monde, tout en entretenant un lien particulier avec la France, et revêt ainsi une importance géostratégique majeure dans la zone indo-pacifique.
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L'empathie est partout. Dans les manuels de développement personnel, dans les recettes de marketing et même dans la bouche de certaines personnalités politiques en quête d'éléments de langage. À trop l'utiliser, ce terme s'en trouve galvaudé. S'agit-il vraiment de ressentir les émotions d'autrui, de « se mettre à sa place » ? Les animaux en sont-ils capables ? Comment l'empathie peut-elle tourner à la manipulation ?
Pour y répondre, les philosophes, les psychologues et les neuroscientifiques se sont longuement interrogés. Ils ont esquissé quelques réponses à travers la fameuse théorie de l'attachement ou encore le rôle crucial des neurones miroirs. Dans leur sillage, Serge Tisseron s'emploie à lever un certain nombre de quiproquos pour affronter toute la complexité de l'empathie. Il met l'accent sur ses deux facettes indissociables - l'empathie affective et l'empathie cognitive - et fait le point sur un phénomène que l'on pratique tous les jours sans le savoir. -
Toute la culture générale
Eric Cobast
- Que sais-je ?
- La Bibliothèque Que Sais-Je ?
- 27 Août 2025
- 9782715436107
Tour d'horizon de ce qu'il faut savoir, et même un peu plus, pour avoir réponse à tout ! En près de 400 entrées courtes et incisives, Éric Cobast passe en revue les mots, les dates, les lieux et les mythes qui ont forgé notre culture commune. Des mots, pour décrypter les discours. Des dates, pour mieux anticiper l'avenir. Des lieux - réels ou inventés - qu'il faut avoir vus ou lus. Des mythes, enfin, qui ont nourri notre imaginaire collectif. Cette somme deviendra vite un outil indispensable pour tous ceux qui veulent apprendre pour comprendre, savoir pour pouvoir, ou tout simplement réussir leurs examens ou briller en société !
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Entre 1939 et 1945, l'Allemagne nazie, secondée par de nombreuses complicités, a assassiné entre 5 et 6 millions de Juifs européens dans le silence quasi complet du monde. Le temps lui a manqué pour détruire le peuple juif tout entier, comme elle l'avait décidé. Telle est la réalité brute du génocide juif, en hébreu : shoah .
La décision de « faire disparaître » le peuple juif de la Terre signait la spécificité d'une entreprise, unique à ce jour, de modifier la configuration même de l'humanité. En ce sens, depuis Auschwitz, au-delà du seul peuple juif, c'est notre statut même d'être humain qui est en question.
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Depuis Mai 68 et la lutte contre la mondialisation de l'économie, l'anarchisme, qui était en déclin depuis la guerre d'Espagne, connaît un important retour en force. Il se manifeste dans le militantisme, mais aussi dans les sciences humaines et la philosophie, et se renouvelle. De fait, de l'anarchisme classique à l'anarcho-syndicalisme en passant par l'anarchisme féministe et l'anarchisme individualiste, cette idéologie politique et sociale a revêtu plusieurs formes et expressions au cours de son histoire. À travers une approche thématique, Normand Baillargeon revient sur les origines et l'évolution de ce courant. Tout en décrivant ses principes fondamentaux - le rôle de l'individu, la critique de l'autorité et de l'État, l'aspiration à l'égalité et à la liberté, etc. -, il s'interroge sur les contours d'un nouvel anarchisme et nous invite à réfléchir à son avenir. Saura-t-il relever les défis auxquels il est confronté dans une société mondialisée ?