Cherche Midi

  • L'aventurier

    Marc Francelet

    Son destin bascule en 1963 : grâce à un scoop époustouflant sur le général De Gaulle, Francelet « entre » à Paris Match à l'âge de seize ans. La suite est un tourbillon, où se mêlent des tableaux volés et pas des moindres, des amitiés célèbres, des services rendus, des fêtes, un soupçon de folie, une bonne dose de courage, et surtout cette volonté de vivre toutes voiles dehors. Photographe à ses débuts mais journaliste dans l'âme, Francelet avoue avoir parfois trahi sa vocation, y revenant toujours, pour épuiser sa passion du métier comme pour brasser des affaires aux quatre coins du globe.
    Ne craignant ni les criminels ni les puissants, ne briguant jamais la gloire à laquelle il préfère « le travail bien fait », Francelet a connu la fortune puis ses revers - entre lesquelles la guerre et les prisons.
    De la Madrague de Bardot aux palais de Saddam, l'auteur nous entraîne derrière les figures françaises des cinquante dernières années ainsi que dans les coulisses ambiguës de la Ve République. Lucide, sans regrets, assagi peut-être mais encore au coeur de bien des secrets, l'ami ô combien intime de Johnny Hallyday et de Belmondo, le confident de Sagan et de tant d'autres, nous emporte dans sa vie comme on embarque l'Aventure - la vraie.

  • Il y a une douzaine d'années, je pesais plus de 250 kilos. Chaque jour, des crises compulsives de boulimie m'entraînaient vers une mort prochaine à laquelle je m'étais inconsciemment résigné. Aux pires heures de cet enfer, j'ai rencontré un homme, Jean-Michel Cohen, qui est parvenu à stopper cette spirale morbide et m'a aidé à perdre 125 kilos, c'est-à-dire un demi-Carlier.
    J'ai tué définitivement le monstre en moi, qui réclamait sans cesse de la nourriture, le jour où j'ai compris qu'avant de dire je t'aime aux autres, je devais d'abord apprendre à m'aimer.
    Et même si le combat fut long au point que je suis passé sans m'en rendre compte de « gros » à « vieux », je ne me suis jamais senti aussi heureux.
    G. C.

    Dans un texte d'une franchise absolue, Guy Carlier se livre avec l'humour qu'on lui connaît, mais aussi avec une émotion sans fard. Jean-Michel Cohen nous livre son regard sur son amitié avec Guy, mais également ses réflexions de thérapeute sur l'obésité et la boulimie.
    Ce livre offre bien plus que l'histoire de l'amitié improbable entre l'obèse le plus célèbre de France et le nutritionniste le plus médiatisé du pays. Il parle de la face sombre de chacun de nous, de nos hontes et de nos solitudes, et de notre quête éperdue de l'amour monstre.

  • Une minute pour conclure

    Ivan Levaï

    Orphelin d'une femme libre et d'un père inconnu, Ivan Levaï commence sa vie en France, sous Pétain. Il a 7 ans quand le général de Gaulle s'écrie, du balcon de l'Hôtel de Ville : « Nous sommes ici chez nous dans Paris levé, debout pour se libérer, et qui a su le faire de ses mains. » C'est là, près de la Seine, que l'enfant caché venu du Danube décidera d'être français et plus tard journaliste, afin de raconter ce qu'il entend et voit.
    Pendant plus d'un demi-siècle, le chroniqueur, plus européen qu'austro-hongrois, interrogera tous les acteurs de la vie publique, politiques, artistes, créateurs, grands patrons, magistrats et personnalités étrangères...
    Mais c'est aujourd'hui qu'il dit tout des bons et des méchants qu'il a pris le temps d'observer durant sa carrière. En effet, pour Ivan Levaï, c'est à l'heure de conclure une longue et belle vie qu'il convient d'être gai et de chanter. Même si la musique diffusée garde son parfum de nostalgie, prix à payer d'une authentique sincérité.
     

  • C'est l'histoire vraie d'un homme qui, tout jeune, sans formation ni diplômes et venu de loin, va être subjugué par ce qu'on n'appelait pas encore l'informatique - et qui en deviendra l'un des pionniers en France.
    Pierre Benhamou raconte son humble enfance au Maroc, sa découverte à Paris des premiers ordinateurs, sa vision prophétique du rôle de la robotique, ainsi que la réussite de ses inventions et de ses entreprises.
    À travers le passionnant récit d'une vie - amours, tragédie, amis, familles, valeurs... -, le regard de Pierre Benhamou se pose sur un chemin singulier, le long des années décisives de la fin du XXe siècle.

  • Vie privée, vie publique Nouv.

  • Le Parisien libéré, L'Equipe, Carrefour, Marie-France, Ouest-France, Point de vue-Images du monde, Le Courrier de l'Ouest, Le Maine libre.
    En quelques années de l'après-guerre, Emilien Amaury acquiert, dirige ou participe à la création de ces journaux fondés sur les ruines de la presse collaborationniste. Sorti de l'école à 12 ans, il quitte sa famille. Séduit par son charme et son appétit de vie, Marc Sangnier, ami d'Aristide Briand et de Léon Blum, le prend sous son aile. Il est successivement adoubé par les administrateurs du journal Le Petit Démocrate, André Arthus-Bertrand, Emmanuel Desgrées du Lou, Raymond Laurent, et crée en 1931, à 22 ans, avec leur soutien, son agence de publicité, l'Office de publicité générale (OPG).
    Puis éclate la Seconde Guerre mondiale. Le spahi se bat courageusement des Ardennes au passage de la Loire. Il est fait prisonnier, s'évade et rentre à Paris. Puis il se rend à Vichy. Le budget de la propagande pour la famille lui est confié. Pourtant, à Paris, lui et son groupe de la rue de Lille éditeront " la moitié de la presse clandestine. Pour Emilien Amaury et ses amis du MRP, la presse ne devait dépendre " ni de la puissance gouvernementale ni des puissances de l'argent " mais Le Parisien libéré, le journal d'Emilien (surnommé désormais Jupiter), se fait le champion du " sang à la une ".
    Puis Amaury, le progressiste d'avant guerre qui, avec son ami Pierre-Henri Teitgen et Francisque Gay, a accordé le monopole de l'embauche à la CGT du Livre et son exclusivité syndicale, devient alors son pire ennemi. En 1974 éclate au Parisien le conflit le plus dur que la presse ait jamais connu en France. Il va durer trois ans. Un matin gelé de janvier 1977, Emilien Amaury fait une chute de cheval fatale.
    Il a 67 ans. Trente années ont passé, le groupe Philippe Amaury, l'héritier exigeant et réservé, affiche aujourd'hui une bonne santé financière et défend une farouche indépendance. L'auteur, après une longue enquête, a reconstitué l'existence du fondateur, personnage hors du commun, un temps ami de son père, et qu'il a côtoyé dans son enfance.

  • Le 18 avril 1904 naît L'Humanité, un journal de 4 pages vendu 5 centimes. Il est fondé par Jean Jaurès, figure emblématique des socialistes français, qui lui fixe comme éthique éditoriale, selon son propos tenu lors d'un discours prononcé au lycée d'Albi : « Chercher la vérité et la dire ».

    L'Humanité se fera l'écho et prendra sa part des drames et bouleversements d'un siècle riche aussi en progrès social et scientifique. De l'assassinat de Jaurès (1914) à l'attentat à New York en septembre 2001, de la première traversée de la Manche par Blériot au premier pas d'un homme sur la Lune, de l'affaire Sacco et Vanzetti à l'affaire Daniel et Siniavski, du pacte germano-soviétique à l'Huma clandestine, de la prise de Berlin par l'Armée rouge à la chute du Mur de Berlin, de l'exclusion des ministres communistes en 1947 aux reculs électoraux du PCF, de la victoire du Front populaire à celle de 1981.

  • Le Monde libertaire fête son demi-siècle.
    Cinquante ans de combats idéologiques et sur le terrain des luttes anticolonialistes, antimilitaristes et sociales. Que de chemin parcouru depuis 1954! La Fédération anarchiste se remet alors difficilement des attaques portées, notamment, par un improbable groupuscule marxiste-libertaire qui a fini par miner l'organisation anarchiste et lui dérober son propre journal, Le Libertaire. La guerre d'Algérie commence, la surveillance des milieux révolutionnaires s'accroît et la répression se prépare.
    C'est dans ces circonstances pourtant dramatiques qu'un formidable pari est lancé par la FA : reprendre tout à zéro et relancer un titre qui serait, enfin, le digne héritier du Libertaire créé par Sébastien Faure et Louise Michel. Le Monde libertaire était né ! D'abord mensuel puis hebdomadaire, cinquante ans plus tard le ML vit toujours et compte parmi les titres les plus anciens de la presse française.
    Les anarchistes y ont développé les nombreuses idées d'un courant de pensée réfractaire à l'autorité, sensible à la liberté de l'individu et adversaire de toutes les aliénations. Ils ont rêvé tout haut et fait mûrir leurs réflexions, ils ont débattu, applaudi, réagi, ils ont dit leurs espoirs et crié leurs indignations. Et ils continuent... Voix anonymes ou prestigieuses, toujours singulières en tout cas, Le Monde libertaire porte cette parole qui ne bénéficie, ailleurs, d'aucune complaisance ou si peu.

  • Secrets de plateau

    Catherine Ceylac

    Plus de 800 personnalités parmi les plus prestigieuses ont accepté l'invitation de Catherine Ceylac dans l'émission " Thé ou Café " sur France 2, à l'heure des confidences.
    Pour la première fois, la journaliste raconte les coulisses de ce tête-à-tête qu'elle anime depuis dix ans les samedis et dimanches matin. Catherine Ceylac nous livre tous ses secrets de plateau : les émotions partagées sur l'amour, l'enfance, les blessures, la sexualité, les larmes et les fous rires, les dérapages contrôlés. Illustré de photos inédites, de témoignages d'amitié, de multiples anecdotes et de révélations, ce voyage en compagnie de célébrités surprendra à plus d'un titre.

  • Depuis l'apparition du premier slogan choc " En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées " jusqu'au Grenelle de l'environnement, en passant par Bison futé, " Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts ", la Fête de la musique, la lutte contre le sida, la professionnalisation de l'armée, les 35 heures, le passage à l'euro ou les réformes des retraites... Les grandes campagnes, témoins de l'évolution de notre débat public, font partie de la culture commune des Français. Mais pourquoi le gouvernement communique-t-il ? Est-ce une nouvelle manière d'agir ou une ruse pour éviter l'action ? Pourquoi l'Etat fait-il appel à des " fils de pub " ? La communication est-elle un signe d'adaptation ou de déclin de l'État ? Y a-t-il une différence entre les communications des gouvernements de droite et de gauche ? Peut-on identifier des limites ou des risques de l'Etat communicant, et lesquels ? Professionnels de la communication et enseignants à Sciences Po, les auteurs, Jean-Marc Benoît et Jessica Scale, décryptent 50 campagnes emblématiques de la communication gouvernementale. Un voyage passionnant au coeur de la politique, dans les coulisses de ces " publicités citoyennes ", illustrées par les documents originaux et analysées par ceux qui les ont voulues, créées, choisies. Avec les contributions de Simone Veil, François de Closets, Raymond Depardon, Claude Evin, Laurent Fabius, Jean-Pierre Raffarin, Yvette Roudy, Jean-Cyril Spinetta, Daniel Robert.

  • Une scolarité désinvolte m'a conduit à passer un CAP d'ajusteur et, dans la foulée, je fus convié dans les djebels de la guerre d'Algérie. Ces années-là, j'ai compris que chaque être humain est riche, dépositaire sans trop le savoir de dons à l'état embryonnaire. Percevoir l'autre est important, vital, et savoir cueillir les nourritures offertes nous apprend à grandir. Ainsi et contre toute prévision, je suis devenu un homme de médias.


    De Radio Monte-Carlo à Canal + ou ailleurs, des rencontres ont constitué mes chances. Elles m'ont permis de marcher en goûtant la joie de bien faire, d'évoluer. Georges Brassens, Coluche, Lino Ventura, Michel Rocard, André Rousselet, Pierre Lescure et tant d'autres. phares de moments rares, guides pour réaliser mes rêves, vous m'avez enseigné à regarder la vie avec de bonnes lunettes. Et elle est toujours en couleurs, cette vie !

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